Le lapin à la trompette: Escadrille 39

Les "Cigognes": de Cachy au GC 12

Verdun: Ciel d'enfer, 1912-1918

Pour la suprématie de l'air

Tirer dans l'axe du vol

Puissance et crise du bombardement stratégique. Malzéville. Printemps, automne 1915

Au service des Corps d'Armée. Mai-juillet 1915

La guerre du ciel, 1914-1918

Bombarder jour et nuit, l'escadrille 110


 

 

  

Les "Cigognes", de Cachy au GC 12

COUVEn poste à Cachy les escadrilles N 3 et N 62 sont directement sous les ordres du Service aéronautique de la 6ème Armée.
Avec le renfort des escadrilles N 26 ( le 18 juin) puis N 103 (le 24 juin) est constitué le Groupe de combat de Cachy sous les ordres du capitaine Brocard.

L'aviation de la 6ème Armée est répartie en 4 groupes:
a) Le Groupe de combat du capitaine Brocard stationné à Cachy
b) le Groupe d'Armée stationné à Villers-Bretonneux, commandé par le capitaine Levasseur.
c) Le Groupe d'Artillerie à Longue Portée et de bombardement de jour sous les ordres du capitaine Levasseur à Rouvrel.

Jusqu'au 26 juillet le rôle premier de l'aviation est de préparer l'offensive, en particulier en empêchant que les patrouilles d'observation et de reconnaissances allemandes ne puissent oberver en détail les préparatifs.

Par ailleurs les reconnaissances photographiques fixent les installations allemandes de première et deuxième ligne.
A l'aviation d'armée les reconnaisances lointaines, à l'aviation de Corps d'Armée les observations du front. Aux Niueport les barrages.
La dernière semaine de juin voit la préparation par l'artillerie de l'offensive terrestre qui permet de constater l'efficacité de la méthode de l'aviation: les patrouilles échelonnées.
Au 1er juillet se déclenche la bataille selon la formule connue "l'artillerie conquiert, l'infanterie occupe".
Et l'aviation en est le support: réglages de batteries et contre-batteries. missions de commandement pour situer les troupes, protection des missions de reconnaissance, attaque des drachen, combats contre tout allemand sur les lignes.
Les Nieuport français doivent faire face aux Aviatik, aux Fokker, aux LVG, aux Rumpler qui la plupart du temps refusent le combat et piquent dans leurs lignes.
De 6 heures à 20 heures les patrouilles de 4 à 7 avions, en principe, se succèdent sur le front des Armées toutes les deux heures. En dehors de ces missions coordonnées, les chasseurs sortent sur avion allemand signalé ou sur ordre.
Des tactiques différentes sont cependant suivies par les escadrilles du Groupe de Cachy.
Si la N 26 envoie des patrouilles échelonnées de 2, 3 ou 4 participants assez régulièrement dans la journée, certains équipages pouvant effectuer deux misssions par jour, l'escadrille N 3 procède à des vols le plus souvent de pilotes isolés, et lorsqu'un groupe de 2 ou 3 décolle, les vols de chacun divergent rapidement, jusqu'au jour où l'autorité rappellera par ordre l'interdiction de sortir seul, y compris pour le sous-lieutenant Guynemer.
Les patrouilles de 7 voire 8 avions font cependant montre d'une meilleure cohérence.
Les enrayages de mitrailleuses sont un mal récurrent qui trop souvent amène à rompre le combat.
Face aux Valvert, Velvet, Welvet  Walfisch (baleine) comme est nommé le L.F.G Roland C II le combat s'avère plus difficile.
L'arrivée des Spad VII début septembre arme les pilotes d'un avion aux meilleures performances que le Nieuport même s'il est un peu moins maniable.
La formalisation des Groupes de Combat GC 12 et GC 13, en octobre, vient reconnaître une organisation et une tactique aérienne qui a fait ses preuves.

17 euros (+ port 5 Euros)

Bulletin de commande

Pages en consultation:

  

 

De l'Etoile à la Cigogne, l'escadrille 103

Bombarder et chasser. L'impossible rupture: février-avril 1915

Hiver 1914: Voler entre dunes et tranchées

Célestin Pégoud, Roi de l'Air et premier As

1914: l'aviation entre en guerre

L'aviation aux manoeuvres, 1910-1913

Donnez des aéroplanes à la France

Le Concours militaire de 1911