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Guynemer Georges


Né le: 24 décembre1894
Mort le: 11 septembre 1917
Profession avant la mobilisation:
Passé à l'aviation le:
Brevet militaire le:
Parcours:
Affectations:
Pilote

 [Portrait] [Victoires] [Le vieux charles] [L'Enfant au regard d'aigle] [Affaires personnelles] [Cartes postales]


 Guynemer Georges   Guynemer Georges

  Guynemer GeorgesN 3

 Guynemer Georges

Georges Guynemer

Victoires

1 19 juillet 1915 MS 3 Aviatik C Septmonts
2 5 décembre 1915 N3 Aviatik C Bois de Carre
3 8 décembre 1915 N3 LVG C Beauvraignes
4 14 décembre 1915 N3 Fokker E Noyon
5 3 février 1916 N3 LVG C Roye
6 3 février 1916 N3 LVG C Carreouisw-E of Roye
7 5 février 1916 N3 LVG C Herbecourt
8 12 mars 1916 N3 LVG C Ribécourt
9 22 juin 1916 N3 LVG C Rosières-en-Santere
10 16 juin 1916 N3 LVG C Barleux
11 28 juilet 1916 N3 LVG C Gandau
12 3 août 1916 N3 EA Barleux
13 17 août 1916 N3 Aviatik Grancourt
14 18 août 1916 N3 Rumpler C Bouchavesnes
15 4 septembre 1916 N3 Aviatik C.II Hyencourt
16 16 septembre 1916 N3 Rumpler C St. Christ
17 23 septembre 1916 N3 Fokker E Erches
18 23 septembre 1916 N3 Fokker E Laucourt
19 10 novembre 1916 N3 Albatros D Nesles
20 10 novembre 1916 N3 Albatros C Morcourt
21 16 novembre 1916 N3 Fokker E Omiecourt-Pertain
22 22 novembre 1916 N3 Halberstadt C.L St. Christ
23 22 novembre 1916 N3 Halberstadt Amiens
24 26 décembre 1916 N3 Halberstadt C.L Miséry
25 27 décembre 1916 N3 Albatros Péronne
26 23 janvier 1917 N3 Albatros C Maurepas
27 23 janvier 1917 N3 Rumpler C Chaulnes
28 24 janvier 1917 N3 Rumpler C Goyencourt
29 24 janvier 1917 N3 Rumpler C Lignieres
30 26 janvier 1917 N3 Albatros C Montdidier
31 8 février 1917 N3 Gotha G Bouconville
32 16 mars 1917 N3 Albatros C 5 Serres
33 16 mars 1917 N3 Rumpler C Hoeville
34 16 mars 1917 N3 Albatros C Regneville-en-Haye
35 17 mars 1917 N3 EA Atilloncourt
36 14 avril 1917 N3 Albatros La Neuville
37 2 mai 1917 N3 Albatros Courtemont
38 4 mai 1917 N3 Albatros C Courtecon-Braye
39 25 mai 1917 N3 LVG C Corbeny
40 25 mai 1917 N3 Two-seater Juvincourt
41 25 mai 1917 N3 DFW C Courlandon
42 25 mai 1917 N3 Fokker Gugnicourt
43 26 mai 1917 N3 Albatros Conde-sur-Suippes
44 5 juin 1917 N3 Albatros C Berry-au-Bac
45 5 juin 1917 N3 DFW C Foret de Berru
46 6 juilet 1917 N3 DFW C Brimont
47 7 juilet 1917 N3 Albatros Villers Francheux
48 7 juilet 1917 N3 DFW C Moussy-sur-Aisne
49 27 juilet 1917 N3 Albatros Westroosebeke
50 28 juilet 1917 N3 DFW C Merkem
51 17 août 1917 N3 Albatros C Vladsloo
52 17 août 1917 N3 DFW C Foret d'Houthulst
53 20 août 1917 Spa3 DFW C Poperinghe

Guynemer Georges

guynemer georges

 

GUYNEMER (Georges), étudiant, engagé volontaire, capitaine aviateur..

Engagé volontaire  le 23 novembre 1914, breveté pilote militaire le 26 avril 1915, caporal le 8 mai, sergent le 20 juillet, décoré de la Médaille Militaire le 21, chevalier de la Légion d'honneur le 24 décembre, promu sous-lieutenant le 12 avril 1916, lieutenant le 31 décembre, capitaine le 18 février 1917, promu officier de la Légion d'honneur le 11 juin. Cité 21. fois à l'Ordre de l'Armée, sans compter les motifs de ses décorations. — A abattu 54 avions ennemis, le premier le 19 juillet 1915, le dernier le 6 septembre 1917.
 — Tombé, le 11 septembre 1917, près d'Yprès, à Poels-Cappelle et inhumé dans le petit cimetière de ce village.

Le Parlement, à l'unanimité, décida de faire mettre au Panthéon une inscription destinée -à perpétuer la mémoire du capitaine GUYNEMER « symbole des aspirations et des enthousiasmes de l'Armée, de la Nation ».

Citation posthume du 16 octobre 1917 (Général ANTHOINE) : Mort au champ d'honneur le 11 septembre 1917. Héros légendaire tombé en plein ciel de gloire après trois ans de lutte ardente. Restera le plus pur symbole des qualités de la race. Ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime. Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue au soldat français un souvenir impérissable qui exaltera l'esprit de sacrifice et les'plùs nobles émulations.

Pour commémorer la mémoire de ce vaillant, la Ville de Paris  a décidé dé donner le nom de GUYNEMER à la rue du Luxembourg, dès 1918.

[Né à Paris le 24 décembre 1S94. Fils de M. Paul GUYNEMER et de M"" née Julie DOYNEL DE SAINT-QUENTIN.]

 Guerre de 1914-1918. Tableau d'honneur. Morts pour la France

Georges Guynemer

 Portrait

guynemer Georges
Georges Gunemer

Georges Guynemer

 Le Vieux charles

 Georges Guynemer, Vieux Charles

Le Nieuport X dont disposait Guynemer en Juin 1916 fut fabriqué à environ 200 exemplaires en version monoplace

Le premier Spad VII que reçut Guynemer était le S115 le 27 Aout 1916.
S
ur cet avion Guynemer remporta sa 15 eme victoire le 4 septembre 1916.
Le 15 septembre il descendit un Rumpler.
Enfin le 23 Septembre il abattit 2 fokker.

Le même jour son avion (le S115) est descendu par un canon de 75 mm de la défense anti-aérienne française.  Il fait une chute de 3000 m. Miraculeusement il réussit a atterrir et n'est que légerement bléssé au genou en se cognant sur la magneto.

Le vieux charles

Après ce crash il reçut un second Spad VII le S132 ci-dessous.

Cet avion a été construit en Septembre 1916 et les photos suivantes en montrent la préparation.

Sur cet avion Guynemer remporta 11 victoires de Novembre 1916 au 23 janvier 1917.

Il fut détruit le 24 janvier 1917 et remplacé par le fameux S254 , celui qui figure sur les cartes postales et est conservé au Bourget (Musée de l'Air et de l'Espace) encore aujourd'hui.

 Le vieux charles Georges GUYNEMER  Le vieux charles Georges GUYNEMER  Le vieux charles Georges GUYNEMER  Le vieux charles Georges GUYNEMER Le vieux charles Georges GUYNEMER

 

Georges Guynemer

L'Enfant au regard d'aigle

L’enfant au regard d’aigle  (Par Corinne Micelli)

Garçon frêle et maladif, Georges Guynemer avait le feu sacré pour l’aviation. Pourtant, ce n’est pas sa faiblesse de constitution physique qui l’empêcha de devenir, par une volonté de fer et une foi inébranlable en la patrie, un guerrier redoutable au regard d’acier. Pilote de combat agressif, habile et audacieux, le premier as de guerre aux 53 victoires était aussi un oiseau de proie. Histoire d’une légende entrée dans les traditions de l’armée de l’air.
Corinne Micelli

« Oui, je veux être aviateur. Je vous confie un secret : un matin, dans la cour du collège, j’ai vu un avion voler. J’ai ressenti une émotion profonde et je me suis dit : c’est mon destin ! » Voilà ce que répond Georges Guynemer à son père lorsque ce dernier lui demande un jour de juillet 1914 : « T’es-tu décidé pour quelque chose ? » Le père est stupéfait car son fiston est de santé fragile depuis sa naissance en décembre 1894. Les maladies qui ont jalonné sa jeunesse et perturbé ses études lui ont forgé une silhouette d’adolescent étriquée. À 20 ans, Guynemer mesure 1,73 mètres pour 48 kilos. Le jeune homme, contraint à l’oisiveté depuis sa dernière maladie rage de ne pouvoir rien entreprendre.
Pendant ce temps, le Kaiser Guillaume II vient de déclarer la guerre à la Russie. Le gouvernement français, allié à celui de Saint-Pétersbourg, ordonne la mobilisation générale. En cet après-midi du 1er août 1914, tous les tocsins de France propagent leur glas sinistre dans les villes et les campagnes. Tous les clochers tintent sauf ceux d’Alsace et de Lorraine. Car, depuis la terrible défaite de Sedan en 1870, les deux régions sont soumises au joug des Prussiens. Ce glas résonne aux oreilles de Georges comme la voix du destin. La sauvegarde de la terre de France et de ses valeurs est une loi sacrée. Triomphant, Guynemer annonce à sa famille qu’il va s’engager dans l’armée comme beaucoup d’autres garçons de son âge que la perspective de bouter l’ennemi hors de France exalte. L’idée de la mort ne l’effraie pas. Héroïque il part, héros, il reviendra.
Son père, ancien officier de Saint-Cyr, lui a inculqué dès sa plus tendre enfance le sens de l’honneur et du devoir. Il considère la décision de Georges comme un superbe élan patriotique. Hélas, l’infanterie puis la cavalerie le rejettent en raison de son aspect maladif. Qu’à cela ne tienne ! À force d’obstination, il parvient à entrer dans l’aviation et commence son entraînement comme élève-mécanicien à l’école de Pau. Il sollicite le ministre de la Guerre peu avant Noël pour être admis dans le personnel navigant. Deux mois plus tard, il fait son premier bond sur un Blériot six cylindres 50 HP et reçoit l’agrément de sa demande de pilote. Son premier vol en altitude date du 10 mars 1915. Guynemer jubile et n’a plus qu’un désir ardent qu’il cultive depuis qu’il est enfant : se battre.
Le soldat Guynemer obtient son brevet de pilote sur Blériot le 26 avril. Nommé caporal pilote, il se voit confier un Morane 50 ch, appareil plus léger et plus délicat à piloter que le Blériot. Mais le vol se termine par un capotage au milieu des marécages. Cette aventure, dont seul l’homme sort indemne, lui vaut de sérieuses réprimandes de la part de ses supérieurs. Guynemer rejoint l’école d’Avord afin de se perfectionner sur Morane Parasol et Nieuport 80 ch. Il en part le 5 juin au grand soulagement de la hiérarchie. « Ouf ! le gringalet ne s’est pas tué, et surtout, il n’a tué personne… » Une nouvelle affectation le conduit à Vauciennes dans l’Aisne où est basée la M S 3, l’escadrille déjà légendaire des Cigognes. Elle est dotée de Morane Parasol équipés d’un moteur Gnome-Rhône de 80 HP. Dès le premier vol, il casse l’avion. Puis un deuxième. D’emblée, il déplaît à son chef d’escadrille, le capitaine Antonin Brocard, qui fulmine contre ce « bouzilleur de zinc».
Heureusement pour Guynemer, l’adjudant Jules Védrines prend sous son aile l’impétueux caporal. Védrines, que ses camarades surnomment « Julot » possède l’instinct de l’oiseau. Il établira un exploit inégalé en atterrissant quelques années plus tard sur le toit des Galeries Lafayette à Paris. Pour l’heure, il conseille Guynemer, lui apprend le métier et parvient à tempérer les emportements de l’élève qui ronge son frein, piétine, s’impatiente de ne pouvoir voler à son gré. Les leçons portent leurs fruits. Guynemer s’envole enfin avec son mécanicien Charles Guerder le 19 juillet 1915, rencontre un Aviatik allemand, l’attaque au-dessus de Soissons et le descend en flammes. C’est le 8e avion allemand abattu depuis le début du conflit. Cette victoire arrive à temps pour Guynemer car Brocard veut se débarrasser de lui.
Le lendemain, Georges est nommé sergent, le surlendemain cité et décoré de la Croix de guerre et de la Médaille militaire. À bord d’un Nieuport X, Guynemer descend son deuxième avion à l’ouest de Chauny dans l’Aisne. Le jour même de ses 21 ans, le 24 décembre 1915, le sergent est élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur. Il compte déjà quatre victoires homologuées. Promu sous-lieutenant le 4 mars 1916, il part avec la N3 pour Verdun où l’aviation allemande maîtrise le ciel depuis l’attaque de février. Après plusieurs combats acharnés, l’escadrille fortement éprouvée rejoint le capitaine Brocard à Breuil-le-Sec dans l’Oise, le temps de se reconstituer. Les arrivées du lieutenant Mathieu Tenant de la Tour, du lieutenant Alfred Heurtaux et de l’adjudant René Dorme renforcent l’escadrille qui a été transférée à Cachy dans la Somme. Aux Cigognes de Brocard, s’opposent les Tangos de Richthofen (appelé le Baron rouge) et les Damiers de Goering. De part et d’autre, on se hait et on s’estime, on se défie et on s’admire.
Les Nieuport sont remplacés par les Spad conçus par Louis Béchereau. Guynemer reçoit le Spad VII le 27 août qu’il baptise comme ses autres appareils « le vieux Charles ». À son bord, il s’exerce à de nombreuses acrobaties aériennes. « Je passe ma journée dans mon taxi et je voudrais passer mon temps à le retourner dans tous les sens », écrit-il à Béchereau, enthousiaste. Le sous-lieutenant se lie bientôt d’amitié avec le constructeur. Entre deux visites dans ses ateliers, il suggère d’apporter quelques améliorations. Il confie à l’ingénieur : « Tout va bien, sauf mon taxi qui devient mou. Je compte en demander un autre mais j’attendrai le moteur renforcé. » En attendant, les victoires s’amoncellent. La tête de turc du capitaine Brocard a désormais gagné sa place au sein des Cigognes. Avec Heurtaux, Deullin et de la Tour, Georges forme la « bande noire », reconnaissable à la cigogne peinte sur le fuselage des avions. Les pilotes allemands apprennent à redouter ce carré d’as acharnés. À bord de son « vieux Charles », le frêle Guynemer se métamorphose en rapace et adopte la même stratégie : il vole très haut dans le ciel, se place dans le soleil et guette sa proie. Puis, il fond sur elle et la tire à bout portant, au risque de la percuter.
À la fin de l’année 1916, il affiche les galons de lieutenant et totalise 25 victoires. Il n’est pas pour autant invincible. Abattu plusieurs fois, indemne ou blessé, toujours impatient, il repart au combat avec la même témérité. Guynemer, qui craint de se voir muter à un poste d’instructeur, redouble d’audace. Il est promu au grade de capitaine le 18 février 1917. La mort de son ami, René Dorme, abattu au cours d’un vol en patrouille avec Albert Deullin, l’affecte profondément. Dopé par la douleur, il repart le jour même au combat. « A accompli le 25 mai 1917, un de ses plus brillants exploits en abattant en une seule minute deux avions ennemis et en remportant dans la même journée deux nouvelles victoires. Par tous ces exploits, contribue à exalter le courage et l’enthousiasme de ceux qui, dans les tranchées, sont les témoins de ses triomphes. 45 avions abattus, 20 citations », indique la citation accompagnant la rosette qui lui est remise le 11 juin. Guynemer est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur. Peu de temps après, l’as des Cigognes reçoit enfin le nouvel avion qu’il a mis au point avec Béchereau. C’est un Spad XII doté d’un canon Hotchkiss de 37 mm, équipé d’un moteur Hispano et d’une hélice conçue par un certain Marcel Bloc qui prendra plus tard le nom de Dassault.
Et les citations s’accumulent ; les victoires aussi. Il en totalise 53 le 20 août. Des ennuis mécaniques l’empêchent de voler jusqu’au 10 septembre. Ce jour-là, il s’envole, attaque, redescend et repart à trois reprises à la recherche de sa proie introuvable. Il revient, l’œil farouche, le teint livide et épuisé car il a dépassé ses limites. Des problèmes de santé, une fois encore… Malgré tout, le lendemain, il décolle à bord d’un Spad qui le porte vers Poelkapelle, dans les Flandres. C’est là, en terre belge, sous la forme d’un Albatros allemand, que la mort guette la Cigogne française.
Héroïque, il est parti mais le héros n’est pas revenu. Georges Guynemer, « l’ange de la mort » appartient désormais à la légende de la future armée de l’air. Il n’avait pas encore 23 ans

Georges Guynemer

Affaires personnelles

 Contrairement aux consignes qui voulaient que les pilotes n'emportent pas leurs papiers d'identité en mission, Guynemer les avait gardés. Ils ont été trouvés par les troupes allemandes sur son corps, dans la région de Poelkapelle, le 11 septembre 1917.
Des copies ont été publiées dans la Gazette des Ardennes N° 46, du 11 octobre 1917

Guynemer Georges

guynemer

guynemer

 Georges Guynemer

Cartes postales

 GUYNEMER (Georges), étudiant, engagé volontaire, capitaine aviateur..   GUYNEMER (Georges), étudiant, engagé volontaire, capitaine aviateur..   GUYNEMER (Georges), étudiant, engagé volontaire, capitaine aviateur..

GUYNEMER (Georges), étudiant, engagé volontaire, capitaine aviateur..   GUYNEMER (Georges), étudiant, engagé volontaire, capitaine aviateur..

Georges Guynemer