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Lahoulle, Augustin. Né le : 19 février 1891. Mort le : 17 avril 1959. Profession avant la mobilisation : officier. Passé à l'aviation le : 15 avril 1916 observateur. Brevet militaire le : 18 mai 1917 pilote. Parcours : 25e dragons. Affectations : N 48, N 83, N 12, SPA 57, SPA 154. Pilote. 10 victoires. Augustin Joseph Marie Lahoulle naît le 19 février 1891 à Auray, une petite ville du Morbihan situé près de la presqu’île de Quiberon. Il est issu de la petite bourgeoisie provinciale (père commerçant, élu conseiller général) et obtient son baccalauréat ès-sciences, puis décide de s’engager dans l’armée et réussit le concours d’entrée à St-Cyr en 1910.
Il sort de l’école sous-lieutenant en 1912 et se trouve affecté au 3e puis au 25e dragons quand éclate la guerre. Il y est blessé dès le 9 août 1914 et ne revient en ligne qu’en décembre 1914. Volontaire pour l’aviation, il est accepté comme observateur à l’escadrille N 48 en mai 1916. En janvier 1917 il part en école de pilotage d’où il sort breveté et affecté en septembre 1917 à la N 12, puis de nouveau à la N 48 et finalement à la SPA 57 début 1918, où il remporte sa 1ère victoire aérienne le 23 mars 1918. Officier d’active et pilote chevronné, Lahoulle reçoit le commandement d’une autre escadrille du GC 11, la SPA 154. Il va la dynamiser en l’initiant au dangereux sport de la chasse aux Drachen en en descendant un le 1er avril 1918, lors de l’offensive ennemie sur la Somme. Promu capitaine, son tableau de chasse augmente dès lors régulièrement jusqu’au 15 juillet 1918 où, après avoir incendié un drachen (10e victoire, qui lui vaudra le communiqué le 23 juillet), il est descendu par des Fokker D.VII de protection et s’écrase entre les lignes à Dormans, parvenant à être sauvé par des soldats français. Sérieusement blessé, il ne revient en ligne que peu avant l’armistice. Restant dans l’armée d’active, il grimpe tous les échelons et fait carrière à l’état-major pour se retrouver en 1938 adjoint du chef d’état-major de l’armée de l’Air avec les étoiles de général de brigade. Maintenu dans l’armée de l’Air d’armistice, il est nommé en septembre 1940 à la commission d’armistice avec l’Italie, puis en avril 1941 commandant de l’air au Maroc avec le grade de général de division. A ce titre, il doit faire face au débarquement des troupes alliées au mois de novembre 1942 et faire appliquer les ordres de résistance venant de Vichy, non sans mal, mais sans état d’âme. Cette obéissance aveugle va lui coûter son poste ; il est incarcéré à Alger le 24 janvier 1945. L’instruction conclut rapidement que la seule chose qui puisse être reprochée au général Lahoulle est d’avoir fait son devoir : une ordonnance de non-lieu conclut l’affaire le 31 juillet 1945. Placé dans le cadre de réserve en 1949, il se retire au Maroc où il décède en 1959, dans la ville de Rabat. .
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