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Laplasse, Antoine.

Né le : 16 mai 1883 à Vernay (69).

Mort le : 22 août 1918 à Coucy le Château (02) au combat.

Profession avant la mobilisation : tonnelier.

Passé à l'aviation en : décembre 1914.

Brevet militaire le : 1er mai 1915.

Parcours : 7e section COA.

Affectations : N 95/461 du CRP, SPA 75.

8 victoires, 2 combats non homologués.


Antoine Laplasse naît le 16 mai 1883 dans la commune de Vernay près de Lyon, dans une famille nombreuse de viticulteurs qui s’établit ensuite sur la commune d’Arnas et dont il est le 5e d’une famille de 8 enfants. Son père décède peu avant l’arrivée du nouveau siècle, et le jeune Antoine se lance très vite dans la vie active et exerce la profession de tonnelier à Arnas.

SHD-Vincennes

Antoine Laplasse devant son Nieuport 10 biplace. Le pilote est en place arrière. Une ouverture a été pratiquée dans l’aile pour que le mitrailleur, en place avant, puisse se lever, pour tirer au-dessus de l’hélice

Après son 20e anniversaire, il doit effectuer son service militaire et se retrouve incorporé à la 7e section de commis et d’ouvriers dans la région lyonnaise de 1905 à 1907 où il est nommé sergent. Parti s’installer en région parisienne à Issy-les-Moulineaux, il se passionne pour l’aviation et obtient son brevet de pilote civil durant l’été 1914, ambitionnant de devenir aviateur professionnel.

Mais la guerre survient peu après et il est mobilisé à la 7e section d’ouvriers, avant que l’armée ne l’affecte vers les écoles de pilotages militaires en décembre 1914 à l’époque où celles-ci ouvrent leurs portes. Obtenant son brevet de pilote militaire, il est affecté en juillet 1915 à l’escadrille N 95 du Camp Retranché de Paris sur l’aérodrome du Bourget, pour protéger la capitale. Le sergent Laplasse accumule des heures de vol, restant près de deux années dans cette unité où il sera promu adjudant. En mars-avril 1917 son unité est envoyée en renfort sur le front pour la bataille du Chemin des Dames. C’est à cette occasion qu’il affronte pour la première fois l’aviation ennemie et revendique 2 avions le 1er mars 1917, mais qui ne lui seront pas homologués.

Nommé adjudant-chef le 1er octobre 1917, il est muté 11 jours plus tard à l’escadrille N 75 intégrée dans le groupe de combat n°14. Il y aurait été froidement reçu, les pilotes du CRP passant pour des planqués… Mais il va vite démontrer qu’il est un pilote de premier ordre puisqu’il abat en flammes le 15 décembre 1917 un biplace près de Saint Mard, qui lui est homologué, suivi d’un autre le 13 mars 1918. Il perçoit peu après un SPAD équipé d’une mitrailleuse de 11 mm avec lequel il s’essaie avec succès à la chasse au Drachen et en incendie un dans la région de Moulin-le-Comte le 18 juin 1918, suivi de deux autres le 17 aout 1918.

Quelques jours plus tard, le 22 août 1918, a lieu son dernier vol. Partant pour une patrouille de chasse au Drachen sous la protection de quatre équipiers, il réalise l’exploit d’abattre coup sur coup trois Drachen dans la région de Saint Gobain. Alors qu’il part en attaquer un quatrième, lui et ses équipiers se font coiffer par une patrouille de protection de 5 Fokker D VII qui abattent deux SPAD XIII dont le sien sur la commune de Folembray. Son corps sera retrouvé après la guerre et inhumé au cimetière d’Arnas.


 

14 7 17. Laplasse (Antoine), adjudant (réserve) d'infanterie, groupe des escadrilles d'un camp retranché : excellent pilote, plein d'énergie et d'entrain. A montré de belles qualités d'audace et de courage au cours de nombreux combats, mitraillant les tranchées et les batteries allemandes à faible altitude, rentrant souvent avec son avion criblé de balles. Deux citations. Médaille militaire.

22 7 17. Laplasse (Antoine), adjudant au groupe des escadrilles d'un camp retranché pilote de grand mérite, ayant donné à maintes reprises et particulièrement au cours de durs combats des preuves d'un beau courage et d'une rare intrépidité. Le 1er mars 1917 a attaqué et forcé d'atterrir après un quart d'heure de chasse deux avions ennemis. Déjà cité à l'ordre (ordre du 8 avril 1917)

1

15 décembre 1917

SPA 75

Biplace

St. Mard

Pilote de chasse très sérieux, volontaire pour toutes les missions, le 15 décembre 1917 a abattu un biplace ennemi en flammes dans nos lignes.

2

13 mars 1918

SPA 75

Biplace

Septvaux

Très bon pilote de chasse. A toujours été pour ses jeunes camarades d'escadrille un exemple de discipline et de calme bravoure. Le ... 1918 a poursuivi et descendu dans ses lignes son second appareil ennemi.

3

18 juin 1918

SPA 75

Ballon

Moulin-le-Comte

A obtenu sa troisième victoire, abattant en cours de bataille un drachen ennemi.

4

17 août 1918

SPA 75

Ballon

Blérancourt

Laplasse (Antoine), mle 560, adjudant-chef de la 4e section de C O A, détaché à l'escadrille ... : a obtenu sa troisième victoire, abattant en cours de bataille un drachen ennemi.

5

17 août 1918

SPA 75

Ballon

Cuts

6

22 août 1918

SPA 75

Ballon

St. Gobain

7

22 août 1918

SPA 75

Ballon

St. Gobain

8

22 août 1918

SPA 75

Ballon

St. Gobain

15-4-19 JORF. Laplasse (Antoine), adjudant-chef au groupe de combat 14, à l'escadrille SPA 75 : pilote et chef de patrouille remarquable. En deux sorties, à quelques jours d'intervalle, a abattu cinq drachen ennemis, portant ainsi à huit le nombre de ses victoires. Surpris par une patrouille de Fokker comme il attaquait un sixième ballon, a trouvé une mort glorieuse dans un combat inégal.

Nieuport 10 biplace. Le pilote est en place arrière. Une ouverture a été pratiquée dans l’aile pour que le mitrailleur, en place avant, puisse se lever, pour tirer au-dessus de l’hélice.


 Laplasse Antoine  Spa 75


 

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