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Loste, Jean. Né le : 2 septembre 1893 à Toulon (83). Mort le : 25 juillet 1960 à Bandol (83). Profession avant la mobilisation : sans. Passé à l'aviation le : 7 août 1914. Brevet militaire le : 19 avril 1915. Affectations : C 9, C 56, C 46. 7 victoires.
Jean, Auguste, Paul, Joseph Loste voit le jour le 2 septembre 1893 dans une famille privilégiée, d’un père pharmacien militaire servant aux colonies. Ce dernier décède alors qu’il est assez jeune et Jean est élevé par sa mère, recevant une éducation soignée qui lui permet d’obtenir le baccalauréat. Il ambitionne de servir dans l’armée et en 1912 passe le concours d’entrée à St-Cyr où il est déclaré admissible mais n’intègre pas l’école, prenant des cours de pilotage et obtenant son brevet de pilote civil sur Blériot le 7 novembre 1913. Quand éclate la guerre, il n’a pas effectué son service militaire car il a obtenu un sursis d’incorporation. Il est alors mobilisé au 1er groupe d’aviation puis versé dans l’infanterie à une époque où l’on pense que les pilotes civils sont superflus. Il sert près de trois mois au front comme simple soldat jusqu’à ce que les autorités militaires ne reviennent sur leur décision et le fassent entrer en école de pilotage militaire au mois de janvier 1915, d’où il sort à la fin du mois de mars breveté sur Caudron G.3. Affecté à l’escadrille C 9 puis C 56 au mois de mai 1915, il reste simple soldat et sert près d’un an à effectuer des missions de réglage d’artillerie et d’observation sur le front, volant souvent avec son mécanicien personnel, le soldat Louis Honoré Martin qui fait office de mitrailleur. Blessé par la DCA en juin, Jean Loste obtient ses galons de caporal puis de sergent avant de voler sur Caudron G 4 bimoteur en janvier 1916, puis d’être muté à l’escadrille C 46 avec Martin au mois de juillet 1916. Cette escadrille, expérimentale, est la première à employer le Caudron R4, un bimoteur équipé de deux postes de tir de deux mitrailleuses – une forteresse volante avant l’heure. L’unité s’installe dans la forêt de Demuin dans la Somme et remporte un grand nombre de victoires, dont de Loste qui remporte un total de sept victoires homologuées avec ses mitrailleurs jusqu’au mois de janvier 1917. Le 19 novembre 1916, il a l’honneur de voir son nom cité au communiqué aux armées pour sa 5e victoire. Mais l’année 1917 est pour de Loste porteuse d’une série de problèmes. Il doit être hospitalisé de mai à août pour suivre un traitement contre le paludisme, étant ensuite affecté au Service de Fabrication de l’Aviation (SFA). Il y est victime en septembre d’un accident d’avion où il est grièvement blessé d’un traumatisme crânien, qui l’immobilisera jusqu’au mois d’août 1918 où il retourne enfin à son poste. Mais à peine de retour, il est victime d’un nouvel accident en s’écrasant à Villacoublay avec un SPAD XIII lors d’un vol de réception le 7 août 1918, qui lui laissera des séquelles permanentes avec des troubles du caractère, des pertes de mémoire et un affaiblissement des capacités intellectuelles. Restant dans l’armée avec le grade de lieutenant, il est affecté à des postes techniques au début des années 1920 et, promu capitaine en 1926, sera compromis dans une histoire de trafic d’influence qui lui vaudra en 1928 une condamnation à trois mois de prison avec sursis. Il sera réhabilité mais son état de santé va se dégrader, provoquant son départ anticipé à la retraite en 1930 avec le grade de commandant et une pension d’invalidité. Ainsi il ne sera pas remobilisé en 1939 et sa pension d’invalidité sera revue à la hausse en 1945. Installé à Bordeaux durant la guerre, il finit ses jours dans le Var où il est décédé en 1960.
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