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Tenant de la Tour, Mathieu. Né le : 5 décembre 1883 à Paris. Mort le : 17 décembre 1917 à Auchel (62), accident aérien. Profession avant la mobilisation : militaire. Passé à l'aviation le : 5 décembre 1914. Brevet militaire le : 3 juin 1915. Parcours : 5e hussards. Affectations : MS 15, N 67, N 57, N 3, N 26. 9 victoires, 11 combats non homologués.
Antoine, Marie, Joseph, Mathieu (prénom d’usage) Tenant de la Tour naît le 5 décembre 1883 dans le 6e arrondissement de Paris. S’il est issu d’une famille aristocratique originaire du Limousin, celle-ci est sans fortune particulière car son père est commis principal à la caisse des dépôts et consignations, ce qui permet à Mathieu et à ses quatre frères de vivre parmi la classe moyenne, sans plus. Ce dernier décide à 19 ans de s’engager volontairement pour une durée de 3 ans en novembre 1902, choisissant d’être incorporé au 11e régiment de chasseurs alpins à Annecy. Atteignant le grade de sergent un an plus tard, il renouvelle son engagement et demande à passer au 5e régiment de hussards à Nancy. Il y est accepté le 1er septembre 1906, mais comme simple soldat… Il retrouvera rapidement ses galons six mois plus tard et reste sous-officier de carrière jusqu’au déclenchement de la guerre. Mathieu Tenant de la Tour combat avec le 5e hussards en Lorraine lors de la bataille de Morhange où l’unité déplorera de lourdes pertes. Il est promu au grade d’adjudant le 29 août 1914 et sous-lieutenant moins de deux semaines plus tard, pendant la bataille de la Marne. Obtenant une citation lors des combats de la course à la mer, il est blessé au poignet par des éclats de shrapnel le 10 octobre 1914 lors d’une reconnaissance. Constatant que la cavalerie est désormais inutile, il se porte volontaire pour l’aviation et y est accepté le 5 décembre 1914. Il est breveté et affecté le 10 juillet 1915 à l’escadrille MS 15 dans la Somme. Il sert pendant près de deux mois dans cette escadrille, avant d’être muté à la nouvelle N 67 sur Nieuport 10, qui est immédiatement envoyée sur le terrain de La Cheppe pour participer à la bataille de Champagne. Mais De la Tour, s’il réalise quelques missions durant la bataille, ne va pas rester longtemps dans l’unité le car le 30 septembre 1915, en allant chercher un nouveau Nieuport à Dugny, il capote au décollage avec son appareil (probablement après avoir voulu faire un spectaculaire décollage en chandelle…) et se retrouve à l’hôpital puis en convalescence jusqu’en décembre 1915. Il est alors envoyé à l’escadrille N 57 qu’il rallie le 29 décembre 1915 sur le front de la Somme, où il remporte sa première victoire aérienne le 23 janvier 1916 à bord d’un Nieuport 10 biplace contre un Drachen que lui et son observateur mitraillent jusqu’au sol, ce qui lui vaut la Légion d’honneur. Il remporte peu après une seconde victoire à la N 57, puis part avec son escadrille dans la région de Verdun le 20 mars 1916 où la bataille fait rage. Le 25 avril 1916, il est blessé en combat aérien. De nouveau hospitalisé, il tient à reprendre dès que possible sa place au combat. Encore incomplètement guéri, il intègre le 6 juin 1916 la prestigieuse escadrille N 3, dite des Cigognes, où sert l’as des as Georges Guynemer. L’unité se trouve alors à Cachy avec l’essentiel de la chasse française et participe à la bataille de la Somme, où l’aviation allemande va se retrouver en infériorité. De la Tour s’y constitue très vite un beau palmarès, y revendiquant sur Nieuport 16, Nieuport 17 puis SPAD VII pas moins de 13 appareils ennemis jusqu’à la fin de l’année 1916, dont seulement six lui seront homologués (dont un Drachen). S’il s’avère ne pas être un très grand tireur, il se révèle en revanche selon le témoignage du journaliste René de Chavagnes comme un sacré bavard qui n’hésite jamais à livrer avec force détails le récit de ses combats… Mentionné au communiqué aux armées du 28 août 1916 après sa 5e victoire officielle, il jouit d’une certaine notoriété dans la presse accentuée par le fait qu’il fait partie de la « bande noire », le club des quatre plus grands as officiers des Cigognes composée de Guynemer, Heurtaux, Deullin et lui-même. Au terme du long séjour sur la Somme de l’escadrille N 3, l’unité part au début de l’année 1917 à Manoncourt-en-Vermois en Lorraine où De la Tour, alors promu lieutenant, est muté à l’escadrille N 26 pour en prendre le commandement, peu de temps avant la bataille du Chemin des Dames à laquelle va participer l’unité. C’est là qu’il remportera sa 9e et dernière victoire homologuée le 7 mai 1917 alors qu’il apprend la mort d’un de ses frères cadets sur le front. La N 26 part alors avec le GC 12 dans les Flandres pour y soutenir l’offensive britannique sur le secteur. Les pertes y seront très lourdes pour les aviateurs britanniques et non moins sévères pour les Français qui y perdent l’as des as Georges Guynemer. Mathieu Tenant de La Tour y survit et y revendique une dernière victoire, non homologuée. Le 17 décembre 1917, il effectue sur son SPAD une visite au 43e Squadron du Royal Flying Corps sur le terrain d’Auchel. Afin d’épater la galerie, il effectue un tonneau à basse altitude. Malheureusement, une boîte de récupération des maillons métalliques de bandes de mitrailleuse fixée à l’arrière du moteur au-dessus des pieds du pilote se détache et vient bloquer le palonnier. Le SPAD s’écrase et il est tué sur le coup.
Victoires Biographie Lt Mathieu Tenant de La Tour (1883-1917), service militaire comme Maréchal des Logis au 5ème Hussards, mobilisé en août 1914 comme Sous-lieutenant au même régiment, muté dans l'aviation à la fin de l'année 1914, d'abord comme observateur puis comme pilote à l'escadrille des Cigognes. Titulaire de 9 victoires officielles (11 probables), mort dans un accident d'avion le 17 décembre 1917
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