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Tarascon, Paul.

Né le : 8 décembre 1882 au Thor (84).

Mort le : 11 juin 1977 à Levallois-Perret (92).

Profession avant la mobilisation : minotier.

Passé à l'aviation en : automne 1914.

Brevet militaire le : 27 février 1915.

Parcours : moniteur à Pau.

Affectations : N 31, N 3 et N 62.

12 victoires 10 combats non homologués.

Famille Tarascon

Nieuport 24bis n° 3588. Escadrille 62. Zigomar 5

Paul Alban Pierre Tarascon nait le 8 décembre 1882 au Thor, dans le Vaucluse, dans une famille possédant une minoterie qui assure la fortune des six enfants. Mais le jeune homme se trouve étouffé par cet environnement familial qui a déjà tout tracé son destin, et décide en 1902, pour voir du pays, de s’engager pour 3 ans dans l’armée au 4e régiment d’infanterie coloniale de Toulon. Simple soldat de première classe, il est muté lors de sa 2e année de service au 23e régiment d’infanterie coloniale encaserné à Paris, où il peut admirer les premiers sauts de puce des pionniers de l’aviation et se passionner pour le vol. Libéré de son engagement en mars 1905, il retourne dans le Vaucluse travailler dans la minoterie familiale où il devient courtier en farines, puis se marie en 1909 et emménage à Marseille. Il connaît un sérieux revers de fortune en étant mis en liquidation judiciaire en 1911. Sa famille le remet à flot, mais le jeune homme a désormais un autre horizon : voler.

Cette même année 1911, il achète un Blériot d’occasion et, malgré la réprobation de sa famille, réalise ses premiers vols à Miramas où les premiers précurseurs de Provence vont s’exercer. Puis, le 26 juin 1912, alors qu’il s’apprête à passer les épreuves du brevet de pilote de l’aéroclub de France, il s’écrase en vol suite à une faute de son mécanicien qui a oublié de goupiller le stabilisateur de son appareil. Très grièvement blessé, il doit être amputé sous le genou, et est astreint à de longs moins d’hôpital et de rééducation pour réapprendre à marcher avec une prothèse. Il n’a qu’un seul souhait : voler de nouveau.

La guerre lui en donne l’opportunité. Présent au Maroc pour affaires le jour de la déclaration de guerre, il court s’engager au plus proche bureau de recrutement, et, après plusieurs péripéties, finit par se faire affecter à l’école d’aviation de St Cyr en plaidant sa qualité d’aviateur. Sur place il devra lutter contre les préjugés liés à son handicap, puis au mois de décembre 1914, dès la réouverture des écoles militaire, part pour celle de Pau où il passe le même mois son brevet de pilote civil, puis militaire, restant affecté à l’école en tant que moniteur. Promu au grade caporal en janvier 1915 puis sergent en juin, il obtient lui-même de partir pour le front au mois d’août 1915 malgré son handicap et son âge de 33 ans.

Il connaît pour première affectation l’escadrille N 31 en Lorraine qu’il rallie en octobre 1915. Peu de choses se passent sur ce secteur du front, mais au mois de février 1916 la bataille de Verdun fait rage et toutes les escadrilles de chasse françaises y sont envoyées. Tarascon, promu adjudant en mars, n’y participe pas et reste à l’arrière comme pilote convoyeur. Il est par contre muté le 1er mai 1916 à l’escadrille N 3, l’élite de la chasse française, qui se bat dans la Somme à partir du terrain de Cachy où il retrouve le jeune as Georges Guynemer qui a été son élève à Pau.

SPAD VII à moteur surcompressé de Paul Tarascon.

 

Volant sur un Nieuport 11 qu’il baptise « Zigomar » comme le seront tous ses autres appareils, les combats aériens qu’il effectue vont se multiplier. Le 25 mai 1916 il revendique une victoire, qui ne lui sera pas homologuée. Ce jour même il est muté à l’escadrille N 62 où il restera toute la guerre durant. Il ouvre officiellement son tableau de chasse le 15 juillet 1916 aux dépends d’un Aviatik abattu près de la ville d’Amiens et en remportera de nombreuses autres, toujours sur le secteur de la Somme où sera postée la N 62 durant tout le restant de l’année 1916. Suite à un oubli dans ses citations, c’est à sa 6e victoire homologuée, en date du 17 septembre 1916, qu’il a l’honneur de voir son nom mentionné dans le communiqué aux armées du lendemain. La presse s’intéresse alors au cas de ce pilote atypique qu’elle surnomme « l’as à la jambe de bois » ; jambe de bois qui lui aura sauvé la mise puisqu’elle aura été transpercée par une rafale en combat aérien le 9 août 1916.

Quand la N 62 quitte la Somme pour la Marne, Paul Tarascon, promu au grade de sous-lieutenant, est à 9 victoires, et bien que son escadrille reçoive des chasseurs SPAD il continue de voler sur Nieuport qu’il juge plus maniable. Augmentant son tableau de chasse de deux nouvelles pièces en avril et mai 1917, il est toujours en ligne en 1918 et remporte sa 12e et dernière victoire officielle aux commandes d’un SPAD VII le 18 juillet de cette année, à la fin des offensives allemandes de printemps, peu de temps après avoir été promu au grade de lieutenant.

Mais l’as est physiquement à bout de souffle après ces quatre années passées sur le front. Le moignon de sa jambe mutilée se tuméfiant, il doit être hospitalisé le 25 août 1918 et subir une nouvelle amputation ou l’on raccourcit sa jambe mutilée de 4 cm. C’est donc au repos qu’il voit passer l’armistice de 1918

Il entame son retour à la vie civile dans une passe difficile. Souffrant d’une dépression sévère qui s’ajoute à l’amputation, il divorce de son épouse en 1920 et se lance pour un temps dans les affaires en Afrique du Nord. Mais il reste passionné par l’aviation et dès 1923 il se consacre à un projet pour lequel sont en course de nombreux aviateurs : être le premier à réaliser une traversée de l’Atlantique Nord de Paris à New-York, pour laquelle l’industriel américain d’origine française Raymond Ortheig offre un prix de 25 000 $. Il s’associe pour ce faire avec son ancien chef d’escadrille, Raymond Coli. C’est avec un autre navigateur, nommé Faverau, qu’il réalise des essais d’endurance de son appareil, un Potez 25 modifié, mais celui-ci s’écrase avec les deux hommes le 25 septembre 1925. Tarascon, blessé à la tête, n’abandonne pas son idée et en 1926 fait l’acquisition d’un Bernard 18 GR baptisé « Oiseau Tango ». Mais le projet n’aboutira pas : Tarascon se brouille avec Coli en raison de la passion pour le jeu de ce dernier ; puis des imprévus techniques surviennent et enfin la réussite de la traversée par Lindbergh puis d’autres aviateurs font perdre à l’aventure tout son intérêt.

Tarascon abandonne alors le projet en 1927 et part s’installer à Cannes avec sa nouvelle épouse et en 1930 va investir dans des terrains, créant l’aérodrome de Cannes-Mandelieu qui restera pendant longtemps le seul de la côte d’Azur. Quand éclate la guerre, Paul Tarascon, qui n’a fait aucune période de réserve, est mobilisé avec son ancien grade de lieutenant et est employé comme officier de liaison. Démobilisé peu après l’armistice, il se retire à Cannes mais n’admet pas la défaite au point de s’investir dans les premiers réseaux de résistance, à commencer par celui du général Cochet dès 1940. Tarascon va héberger des agents britanniques dans sa villa, ravitailler le maquis et former des résistants à l’action clandestine. A la libération, avec le grade de commandant FFI il procède au réaménagement de son terrain miné par les Allemands, avec l’aide de prisonniers de guerre qui lui sont affectés. Décoré pour son action dans la résistance, le vieil aviateur se retire à Cannes et s’éteint le 11 juin 1977

1

15 juillet 1916

N 62

LVG C

Amiens

Paul Tarascon devant son SPAD VII à moteur surcompressé.

Famille Tarascon

Excellent pilote. Toujours prêt à marcher. Bien qu'amputé d'une jambe, s'est engagé dans l'aviation, a effectué de nombreuses reconnaissances à grande portée et livré quinze combats aériens. A abattu le 15 juillet 1916 un Aviatik de chasse qui est tombé en flammes en territoire ennemi.

2

21 juillet 1916

N 62

LGV

Environs de Nesle

Pilote remarquable. Ne cesse de se distinguer par son adresse et son sang-froid. A abattu un avion ennemi le 21 juillet 1916.

3

1er août 1916

N 62

Aviatik

Roye

4

9 août 1916

N 62

Aviatik

Herly Rentre

5

31 août 1916

N 62

Albatros

Pargny

Pilote remarquable par son dévouement, son adresse, son sang-froid et son allant. S'est distingué, depuis plus d'un an, au cours de nombreuses missions de reconnaissance, de protection et de chasse. Le 9 août 1916 a eu son avion traversé par plus de cent balles ennemies. Depuis le 1er juillet a livré trente-cinq combats, a abattu cinq avions ennemis et en a forcé deux autres à atterrir désemparés.

6

17 septembre 1916

N 62

LVG C

Démécourt

Tarascon (Paul), adjudant pilote à l'escadrille N 62 : excellent pilote de chasse, d'une adresse exceptionnelle. Le 17 septembre 1916 a abattu son sixième avion ennemi qui s'est écrasé dans ses lignes.

7

22 septembre 1916

N 62

LVG C

Horieny

8

1er novembre 1916

N 62

LVG C

Moislains

9

17 novembre 1916

N 62

Aviatik

Marancourt

10

19 avril 1917

SPA 62

LVG C

E of Trucy

Pilote remarquable. A abattu son dixième avion ennemi le 20 avril.

11

28 mai 1917

SPA 62

LVG C

Pinon

Pilote à l'escadrille N 62 : pilote remarquable. Ne cesse de se distinguer par son adresse, son audace et son sang-froid. A abattu son onzième avion ennemi le 28 mai 1917.

12

15 juillet 1918

SPA 62

Albatros

Villers-Cotterêts

Pilote hors de pair. Donne à tous l'exemple du courage et du mépris le plus absolu du danger. A attaqué une patrouille de cinq appareils ennemis et abattu un de ses adversaires. (Douze victoires officielles).

 

Pilote d'élite, entraineur d'hommes exceptionnel. Amputé d'une jambe au cours d'un accident au moment où l'aviation faisait ses premiers pas, a rejoint la France à la mobilisation pour s'engager. D'une énergie indomptable, a, par ses exploits héroïques, immédiatement montré qu'il possédait les plus belles qualités de la race. Classé parmi les premiers, reste une figure inoubliable et un exemple d'incomparable bravoure. A officiellement abattu au cours de la campagne, douze avions ennemis. Deux fois blessé au combat aérien. Neuf citations.

Tarascon (à droite) et trois équipiers devant « Oiseau Tango »

SHD Vincennes




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    Tarascon Paul Tarascon Paul

  Stora WilliamEscadrille 62

Portraits


Tarascon Paul

Tarascon Paul tarascon

 Brevets

 tarascon brevet f a i n1741 v

Brevet civil du 14 décembre 1914

tarascon brevet militaire v

tarascon brevet altitude p t v tarascon brevet mil v

Brevet militaire du 27 février 1915. Epreuves du brevet

Victoires

1 15 juillet 1916 N62 LVG C Amiens
2 01 août 1916 N62 Aviatik Roye
3 09 août 1916 N62 Aviatik Herly Rentre
4 31 août 1916 N62 Albatros Pargny
5 17 septembre 1916 N62 LVG C Demecourt
6 22 septembre 1916 N62 LVG C d'Horieny
7 01 novembre 1916 N62 LVG C Moislains
8 17 novembre 1916 N62 Aviatik Marancourt
9 06 avril 1917 Spa62 Albatros Marchélepot
10 19 avril 1917 Spa62 LVG C E of Trucy
11 14 juin 1917 Spa62 LVG C Pinon
12 15 juillet 1918 Spa62 Albatros Villers-Cotterêts

 

Avions

tarascon zig n1159 v tarascon zig n1159 b vtarascon zig4 n 1662 v tarascon

tarascon zig 5 am v tarascon zig 52 n3588 v

tarascon spad v

tarascon abattu v tarascon capotage v

Biographie

A venir

Décoration

tarascon paul decore v

tarascon croix

La Guerre Aérienne Illustrée

Albatros D V n° 4526/17 piloté par le Ltn Siegfried du Jasta 37 posé sur le terrain de Charmentray, le 28 juin 1918.  
Posé suite à u
tarascon albatros vne erreur de navigation, ce pilote a été fait prisonnier. (Remerciements Albin Denis)

A identifier

tarascon xxx

 

 

 

 

 

 

 

 

A identifier. FAmille Tarascon