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SHD.Vincennes

Guyou, Fernand.

Né le : 7 janvier 1891 à Champigny sur Marne (94).

Mort le : 1er septembre 1944 à Moulay Bousselham (Maroc).

Profession avant la mobilisation : adjoint technique.

Passé à l'aviation le : 20 septembre 1915.

Brevet militaire le : 17 mars 1916.

Parcours : 2e spahis, 46e et 82e RI, 8e chasseurs.

Affectations : N 49, N 15, N 93, SPA 37.

11 victoires.

 


Fernand Eugène Guyou naît le 7 janvier 1891 à Champigny sur Marne, dans une famille où son père est facteur. Le jeune garçon reçoit une éducation soignée et est un des rares élèves à quitter l’école en obtenant son certificat d’études. Sans doute par goût de l’aventure, il décide, passés ses 18 ans en février 1909, de s’engager pour 4 ans dans l’armée au 2e régiment de Spahis qui participe aux opérations de conquête du Maroc. Il en ressort au terme de son engagement en février 1913 avec le grade de brigadier fourrier et plusieurs décorations, trouvant un emploi d’adjoint technique et se mariant en mars 1914.

La guerre le rappelle dans son régiment qu’il quitte aussitôt pour être muté au 46e régiment d’infanterie en tant qu’éclaireur monté, avec lequel il participe à la bataille de la Marne où il est blessé le 7 septembre 1914 par un éclat d’obus. Envoyé ensuite en Argonne où il est promu au grade de maréchal des logis, il est muté au 82e régiment d’infanterie en avril 1915 puis se porte volontaire pour l’aviation où il est accepté au mois de décembre suivant.

Il en sort breveté et affecté à l’escadrille N 49 de Belfort le 26 mai 1916, puis le 12 août 1916 part à la N 15 qui est engagée dans la bataille de la Somme. Il y effectue plusieurs combats et est blessé d’une balle dans l’épaule le 23 septembre 1916, qui l’enverra à l’hôpital pour plusieurs semaines. Après sa convalescence, il est affecté à l’aviation du Camp Retranché de Paris, une affectation de tout repos car aucun appareil ennemi ne se montre sur la capitale… Il met à profit cette période pour accumuler des heures de vol, avant d’être muté à la N 93 le 25 août 1917, une unité regroupée avec trois autres pour former le GC 15.

C’est là qu’il remporte son premier succès officiel le 30 octobre 1917 en descendant un biplace dans la région de Verdun, ce qui lui vaut sa promotion au rang d’adjudant. Le GC 15 est ensuite intégré dans la division aérienne qui va être en première ligne pour faire face aux offensives allemandes du printemps 1918. L’occasion pour Guyou d’augmenter son score : il remporte une 2e victoire contre un Drachen le 30 mai 1918, qui lui vaut sa promotion de sous-lieutenant. Muté à la SPA 37, une autre escadrille du GC 15, il remporte régulièrement d’autres succès, terminant par ses 10e et 11e victoires les 14 et 18 octobre 1918 respectivement. Malheureusement, la citation récompensant ses derniers exploits n’arrive qu’après l’armistice, le 25 novembre 1918, et l’honneur réservé aux as de plus de 10 victoires de voir leur nom mentionné dans le communiqué aux armées lui échappe car ledit communiqué cesse d’être émis après le 11 novembre… Guyou est privé de la gloire réservée aux as mais il a d’autres soucis car il est touché par la grippe espagnole et doit être hospitalisé jusqu’au 10 décembre 1918.

Démobilisé en avril 1919, il trouve un emploi de pilote à la compagnie Franco-Roumaine qui devient le CIDNA, étant affecté sur la ligne Paris-Varsovie. Il devient ensuite dans les années 1930 représentant de la société Potez, puis directeur d’un garage et ouvre une école de pilotage prémilitaire.

Quand éclate la deuxième guerre mondiale, il est de nouveau mobilisé en tant que lieutenant de réserve et prend le commandement d’une section d’avions de liaison, puis est muté en Afrique du Nord peu avant l’attaque allemande pour être affecté dans une école de pilotage. Démobilisé le 1er août 1940, il s’installe à Meknès et ne rentre pas en France. Il décède à l’âge de 53 ans au Maroc le 1er septembre 1944 à Moulay Bousselham, un village de la côte atlantique près de la frontière avec le Maroc espagnol, pour une raison inconnue.


1

30 octobre 1917

N 93

Biplace

Bois de Malancourt

Avec Adj Gustave Daladier et Adj Vieljeux

Excellent sous-officier qui s'est distingué au Maroc antérieurement à la guerre actuelle. Passé sur sa demande dans l'aviation, s'y est fait remarquer par son habileté et sa bravoure, combattant toujours avec le plus bel entrain, malgré deux blessures reçues au cours de la campagne. A abattu un avion ennemi le 30. 10. 1917. Une citation.

2

30 mai 1918

N 93

Drachen

Crouy-Vrigny

Avec Cne Moreau, S/Lt Duchaussoy, Adj Breton

Excellent pilote de chasse d'une énergie et d'une bravoure remarquables. A participé dans une patrouille à la destruction d'un Drachen. 2 blessures. Médaillé militaire pour faits de guerre. Une citation. Croix de guerre avec étoile de vermeil.

3

2 juin 1918

N 93

Biplace

 

Avec Adj Gustave Daladier

4

14juin 1918

N 93

Avion

 

Avec MdL Coupillaud

5

3 août 1918

SPA 37

Avion

 

Avec MdL Robert Martin

Officier d'élite, a commencé la campagne dans l'infanterie où il s'est comporté brillamment. A la suite d'un combat engagé courageusement contre un ennemi très supérieur en nombre, a été grièvement blessé. A peine guéri, a rejoint le front et, de nouveau, est retourné à l'attaque avec un entrain et un courage merveilleux. Le 3 août 1918 a abattu un avion ennemi portant ainsi à cinq le nombre de ses victoires. Deux blessures. Médaillé militaire pour faits de guerre. Trois citations.

6

9 août 1918

SPA 37

Avion

Mortemer

Avec Lt Barny de Romanet, Lt Roger Poupon, MdL Max Coupillaud

Pilote habile et brave. A fortement contribué à la chute d'un avion ennemi. Quelques jours après a attaqué résolument deux autres appareils et en a abattu un en flammes. Deux blessures. Deux citations. Médaillé militaire pour faits de guerre. (JORF 20-8-1918)

7

21 août 1918

SPA 37

Avion

Picardie

Avec Sgt Henri Boinet

8

26 septembre 1918

SPA 37

Drachen

N. Cernay-la-ville

Avec Adj Georges Lienhart

9

26 septembre 1918

SPA 37

Biplace

 

Avec Adj Georges Lienhart

10

14 octobre 1918

SPA 37

Biplace

 

Avec Lt Victor de Durat, Sgt Henri Lapierre

16/10/18. Légion d'honneur. Officier d'élite. D'abord cavalier d'une éclatante bravoure, est devenu un pilote de chasse de premier ordre. Exécute toutes les missions qui lui sont confiées avec le plus bel entrain, un grand courage et une rare audace, qui sont un exemple constant pour ses camarades d'escadrille. Le 26 septembre a abattu un Drachen et un biplace portant ainsi à 9 le nombre de ses victoires. Deux blessures. Cinq citations. Médaillé militaire pour faits de guerre.

11

18 octobre 1918

SPA 37

Avion

Champagne

 

SPAD XIII n°1555 de l’escadrille SPA 37 en 1918. On ne connaît pas les détails de l’appareil piloté par Fernand Guyou.



Guyou Fernand Guyou Fernand

 

Guyou Fernand