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Pélissier, René Alphonse.
Né le : 30 avril 1886 à Versailles (78).
Mort le : 27 mars 1969 à Paris.
Profession avant la mobilisation : journaliste.
Passé à l'aviation le : 15 août 1915.
Brevet militaire le : 14 janvier 1916.
Parcours : 109e infanterie.
Affectations : C 53, C 202, moniteur Buc, N 155, SPA 175.
Pilote.
8 victoires, 5 combats non homologués.
René Alphonse Désiré Pélissier voit le jour à Versailles le 30 avril 1886 dans une famille dont le père est à la tête d’une affaire de transport de marchandises. Le jeune garçon grandit à Versailles et termine ses études par le baccalauréat ès-lettres. Il doit effectuer ses obligations militaires de 1907 à 1909, en tant que simple soldat au 162e régiment d’infanterie de Verdun. A son retour à la vie civile, il poursuit son métier de journaliste, résidant en Normandie puis effectuant un séjour au Sénégal.
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René Pélissier et Pierre Marinovitch.
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A la déclaration de guerre, il est mobilisé au 109e régiment d’infanterie de Chaumont et va se battre avec son unité dans les Vosges puis en Lorraine, où il prend très rapidement du galon en étant successivement nommé caporal en septembre 1914, sergent en octobre et adjudant en novembre. Pendant la bataille de l’Artois un éclat d’obus le touche. Il est évacué avec une blessure aussi handicapante que douloureuse, qui lui laissera une démarche claudicante.
Déclaré inapte pour l’infanterie par une commission médicale, il se porte volontaire pour l’aviation, en août 1915 et y effectue un apprentissage laborieux
Il rejoint l’escadrille C 53 le 8 mars 1916 en pleine bataille de Verdun, sur son Caudron G 4 (n°1347) bimoteur qu’il baptise du nom de « Toby ». Le 31 mars 1916 il s’écrase au retour d’une mission sur le fort de Douaumont. Pélissier est victime d’une commotion cérébrale ainsi que de fractures aux côtes et à la mâchoire, qui lui valent une hospitalisation de deux mois. De retour au front en juin 1916, il gagne la SAL 202 au sud-est de Reims puis dans la Somme, où il passe quatre mois. Volant sur le Caudron G 4 « Toby II », il s’y distingue avec son observateur, le S/Lt Homo, en abattant un Fokker Eindecker le 29 juillet 1916, puis le 22 octobre 1916 à bord d’un Farman F 40, un biplace allemand.
Quatre jours plus tard, Pélissier quitte le front et n’y reviendra que le 6 janvier 1918 en étant affecté à la SPA 155. Volant à bord du SPAD VII n°3119 « Toby III », Pélissier, malgré ses 32 ans, se montre aussi habile qu’enthousiaste et augmente vite son score, descendant un Albatros D III en mai, suivi de deux autres victoires en juin et trois en septembre, terminant la guerre avec 8 victoires dont deux Drachen et étant nommé à quelques jours de l’armistice chef de la nouvelle escadrille SPA 175.
René Pélissier est démobilisé en 1919 l’année où il se marie, quittant la vie militaire tout en effectuant quelques périodes de réserves. Radié du personnel navigant en raison de son âge en 1936, il est remobilisé le 29 août 1939 avec son grade de commandant de réserve à la commission de contrôle postal télégraphique de Clermont-Ferrand, puis, le 2 novembre 1939, est nommé président de la sous-commission de contrôle télégraphique de Vichy. Il va être démobilisé à sa demande en juillet 1940 et se retirer à ses affaires privées, résidant durant la guerre à Heudreville-sur-Eure, en Normandie, pour s’éteindre ensuite à Paris le 27 mars 1969.
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10 avril 1915 : "Au combat de nuit du 22 mars, a enlevé sa section malgré un feu violent de mitrailleuses et a atteint l'objectif qui lui était assigné. A recueilli lui-même sous le feu de l'ennemi tous les blessés de son unité restés sur le terrain. Fait preuve depuis le début de la campagne d'un entrain et d'une endurance inaltérable."
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1
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29 juillet 1916
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C 202
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Fokker E
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St. Christ
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Avec le S/Lt Homo en observateur
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Blessé dans l'infanterie, n'a cessé de faire preuve, comme pilote, de vaillance et de sang-froid. A livré, le 29 juin 1916, son combat aérien à 700 mètres à l'intérieur des lignes ennemies et bien que son avion ait été traversé de 12 balles, a terminé sa mission après 3h30 de vol. Le 29 juillet 1916, au cours d'un réglage de tir, a attaqué un avion ennemi, a soutenu le combat à 15 mètres de distance et permis à son observateur d'abattre l'adversaire."
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2
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22 octobre 16
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C 202
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Aviatik C
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E. Brie
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Avec le S/Lt Homo en observateur
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3
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31 mai 1918
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SPA 155
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Albatros D
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Ivors
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Albatros D III n°2940, pilote tué
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Pilote de chasse de premier ordre, d'un merveilleux entrain, animé d'un admirable esprit du devoir, sachant communiquer son enthousiasme aux patrouilles qu'il commande. Récemment, après avoir dégagé personnellement, d'un ennemi supérieur en nombre, les jeunes éléments de sa patrouille, a abattu dans nos lignes son troisième avion ennemi. Deux blessures. Médaillé militaire. Trois citations."
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4
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27juin 1918
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SPA 155
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Fokker D.VII
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E. Forêt de Villers-Cotterêts
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Le 28 juin, en compagnie de deux pilotes de l'escadrille, obtient sa quatrième victoire en incendiant un Drachen ennemi.
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5
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28 juin 1918
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SPA 155
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Drachen
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E. Soissons / Chaudun
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En collaboration avec Sgt Degorge et Sgt Gaudry
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6
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2 septembre 1918
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SPA 155
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Drachen
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Barisis / Vauxillon
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En collaboration avec MdL Montange
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Officier d'élite et brillant chasseur. A une grande sureté de manoeuvre joint un courage éclatant et de fortes qualités militaires. Le 16 septembre 1918, défiant un avion ennemi qui garde un Drachen, pousse vigoureusement, seul, quatre attaques consécutives sur le ballon qui est ramené au sol après le saut de l'observateur. Attaqué de près, soutient énergiquement le combat à faible altitude et finit, malgré son appareil atteint, par abattre son adversaire qui s'écrase à côté du Drachen. Sixième appareil."
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7
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2 septembre 1918
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SPA 155
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Biplace
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Allemant-Laffaux
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En collaboration avec MdL Montange
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8
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16 septembre 1918
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SPA 155
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Biplace
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E. Verny
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SPAD XIII de René Pélissier. Outre l’insigne de l’escadrille, le numéro tactique « 2 », le fuselage porte l’inscription « SUZY ».
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* Chevalier de la Légion d'honneur et citation n° 10.218 à l'ordre de l'armée du Slt René Désiré Pélissier, au 109e régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 155, en date du 29 septembre 1918 : "Officier de haute valeur, qui s'est distingué par une habileté et un courage incomparables. Après avoir rendu des services exceptionnels dans l'aviation de réglage, donne dans l'aviation de chasse de nouvelles preuves de ses hautes qualités morales, auxquelles il doit un prestige mérité et l'admiration de ses subordonnés. A abattu cinq avions ennemis et exécuté de nombreuses missions de mitraillages et de reconnaissance en monoplace. Le 12 et le 13 septembre 1918, affrontant à basse altitude le feu de l'ennemi et dans des conditions atmosphériques défavorables, a rapporté des renseignements extrêmement précis et du plus haut intérêt pour le commandement. Deux blessures. Médaillé militaire pour faits de guerre. Cinq citations."
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C 53 , C202 , N 155, Spa 175
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