A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z

 

 

Pelletier Doisy, Georges.

Né le : 9 mars 1892 à Auch (32).

Mort le : 15 mai 1953 à Marrakech (Maroc).

Profession avant la mobilisation : militaire.

Passé à l'aviation le : 14 octobre 1912.

Brevet militaire le : 19 juin 1913.

Parcours : HF 19, MS 12, SPA 69.

5 victoires, 2 combats non homologués.


Georges, Edme, Charles Marie Pelletier-Doisy naît le 9 mars 1892 à Auch (Gers). Son père est officier de cavalerie tout comme son grand-père. Le jeune homme suit la tradition familiale à l’âge adulte et s’engage à 18 ans au 3e régiment de dragons à Nantes en mai 1910, où il est promu brigadier cinq mois plus tard. Après deux ans de vie de garnison et de manœuvres, il répond à une demande de volontaires pour la nouvelle aéronautique militaire au mois d’octobre 1912.

Il obtient son brevet de pilote militaire en juin 1913 et est affecté le mois suivant à l’escadrille HF 19 sur biplan Henry Farman. Il est alors surnommé « Pivolo » pour sa ressemblance frappante avec un personnage d’une publication humoristique illustrée de l’époque intitulée « Les aventures amoureuses de Pivolo sapeur aviateur ». Ressemblance frappante et probablement pas si fortuite…

SPAD VII du lieutenant Georges Pelletier Doisy.

Toujours à la HF 19 quand éclate la guerre, « Pivolo », alors maréchal des logis, accomplit plusieurs missions de reconnaissance à partir du terrain de Toul. Pilote impétueux, il est recruté en février 1915 par le commandant Tricornot de Rose, qui monte sur le terrain de Muizon (près de Reims) une escadrille de chasse expérimentale, la MS 12, équipée de Morane Parasol. C’est l’avion le plus rapide du moment : le pilote doit approcher les avions allemands grâce à sa vitesse et se placer pour permettre à son observateur de faire feu en visant le pilote ou le réservoir. La première victoire de l’escadrille revient au futur as Jean Navarre. Pivolo ouvre son tableau de chasse le 2 avril 1915 quand son observateur, le Lt René Chambe contraint à se poser dans les lignes françaises un biplace ennemi, l’équipage étant capturé.

Sous-lieutenant décoré de la Légion d’honneur, Pelletier-Doisy passe sur Nieuport fin 1915 et est muté à la N 69 au début de la bataille de Verdun le 28 février 1916. Baptisant son appareil « Pilou-Pilou » (comme toutes ses montures ultérieures par ailleurs souvent décorées d’un chat et d’une lune) il remporte trois victoires en mai et juin 1916, combattant souvent en compagnie de son ami Jean Navarre affecté à la N 67.

La N 69 migre ensuite sur la Somme, puis sur la Marne en mars 1917 en prévision de l’attaque du Chemin des Dames. C’est alors qu’il remporte sa 5e et dernière victoire le 11 mai 1917, son nom ne figurant pourtant pas au communiqué aux armées, ce privilège étant

P. Guillermin

désormais réservé aux pilotes ayant obtenu 10 victoires.

Promu lieutenant, il suit son escadrille sur le front italien en décembre 1917 mais fatigué par trois années au front, est envoyé au repos en France le 30 décembre 1917. Il ne reprend le service qu’en mars 1918 comme adjoint technique à l’état-major du GC 16 et finit la guerre à la SPA 69 qu’il a rejoint le 23 octobre 1918.

Il quitte son unité en mars 1919 pour être affecté en Turquie où il réalise plusieurs vols de liaison entre Constantinople et Bucarest sur Farman F-50 bimoteur.

Il quitte l’armée le 1er décembre 1920 pour un an de congé sans solde et pilote alors dans le civil. De retour dans l’armée en Tunisie en 1922, il réalise plusieurs raids vers la métropole sur Breguet 14. Il est maintenant un pilote réputé dont parlent les journaux. C’est toutefois le raid Paris-Tokyo qu’il réalise par étapes sur un Breguet 19 du 24 avril au 9 juin 1924, qui le fait entrer dans l’histoire et lui vaut la « une » des journaux nationaux.

Promu capitaine, il réalise de nouveaux raids de 1925 à 1927, puis participe à des opérations militaires contre des rebelles au Maroc de 1928 à 1931. Promu au grade de commandant, il est à la disposition du ministre de l’Air jusqu’en 1933 et poursuit sa carrière dans divers commandements de l’armée de l’Air en Afrique, participant notamment à la croisière noire du général Vuillemin sur Potez 25 de novembre 1933 à janvier 1934.

Commandant de l’aviation d’AOF à Dakar avec le grade de colonel en 1939, il réalise des patrouilles anti U-Boot à bord de Potez 25 durant la campagne de 39-40 jusqu’à l’armistice. Fidèle au maréchal Pétain, son intervention sera déterminante pour éviter le ralliement de la base aérienne de Dakar aux gaullistes durant la tentative de débarquement anglo-gaulliste du 23 septembre 1940. Durant l’affaire de Syrie en mai et juin 1941, il est nommé chef du groupement de transport n°15 qui ravitaille les troupes vichystes de Syrie à partir de l’Afrique du Nord, évacuant également des cadres après la défaite.

Resté à la tête de son groupement de transport après le ralliement de l’Afrique du Nord aux alliés, il quitte son commandement le 16 mai 1943 pour divers postes administratifs dans l’armée de l’Air, dont inspecteur de l’arme de bombardement le 19 avril 1944. Nommé général de brigade le 1er mai 1945, il est mis en congé du personnel navigant et prend sa retraite en 1947. Il travaille alors pour le compte d’une exploitation forestière au Gabon. Passant l’été en France et l’hiver au Maroc, il s’éteint à l’âge de 66 ans, le 15 mai 1953 à Marrakech.


2/11/14. A fait journellement depuis 19 jours des reconnaissances aériennes. Au cours d'une de ces reconnaissances a donné la chasse à un avion ennemi avec l'intention bien arrêtée de se jeter sur lui. A pu s'approcher assez près pour tirer des coups de revolver. A forcé l'avion à abandonner sa mission et à atterrir dans les lignes allemandes.

20/11/14. Pilote d'une adresse merveilleuse et d'un courage à toute épreuve, a eu l'occasion depuis le début de la campagne de faire preuve de rares qualités d'audace et de sang-froid.

1

2 avril 1915

MS 12

Albatros C

Vaudemange

A fait preuve d'un courage et d'une adresse rares dans un combat aérien contre un avion ennemi qu'il a pris en chasse, coupé de ses lignes et manoeuvré de façon à permettre le tir efficace de son passager. Après la chute de cet avion dans nos lignes, est venu se poser près de lui et a fait prisonnier le pilote et l'observateur.

2

12 mai 1916

MS 12

Fokker

Vaux

3

17 mai 1916

MS 12

Fokker

Bezonvaux

4

17 juin 1916

N 69

Fokker 

Samogneux

5

11 mai 1917

N 69

Avion de reconnaissance

Amifontaine

Pilote de chasse de premier ordre, sur le front dans l'aviation depuis le début de la guerre, a près de 600 heures de vol sur les lignes ennemies, toujours en tête pour l'attaque. Le 11 mai 1917 a abattu un monoplace ennemi. Le 12 mai, dans un combat, contre quatre avions ennemis, a eu tout le bord d'attaque du plan supérieur de son appareil complètement enlevé. Grâce à son habileté et à son sang-froid, a pu redresser son appareil et, passant les tranchées à très faible altitude, atterrir dans nos lignes.


Pelletier Doisy Georges  Pelletier Doisy Georges

 Pelletier Doisy Georges HF 19 , Pelletier Doisy Georges MS 12 , Pelletier Doisy Georges N 69

Pelletier Doisy Georges