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BNF-Gallica

Pillon, Edmond.

Né le : 9 juin 1891 à Chaville (92).

Mort le : 8 juin 1921 à Toussus-le-Noble (78), accident aérien.

Profession avant la mobilisation : monteur d’avion.

Passé à l'aviation en : décembre 1914.

Brevet militaire le : 23 octobre 1915.

Parcours : 94e infanterie.

Affectations : VB 102, N 82, SPA 67.

6 victoires, 8 combats non homologués.


Edmond, Jacques, Marcel Pillon nait le 9 juin 1891 dans la commune de Chaville, près de Versailles, dans une famille modeste d’employés de maison (père jardinier, mère cuisinière). Le jeune homme, devient ouvrier d’aviation à son entrée dans la vie active, probablement aux usines Farman situées à proximité.

Quand en 1911 il doit effectuer son service militaire, il est ajourné par les médecins pour faiblesse de constitution. Ce n’est qu’au mois d’octobre 1913 qu’il est incorporé comme soldat au 94e régiment d’infanterie de Coëtquidan et où il se trouve toujours quand éclate la guerre, étant engagé dans les Hauts de Meuse avec la 3e armée française. Il est retiré des premières lignes dès le 21 août 1914 et évacué à l’arrière pour maladie au mois de décembre 1914.

Il est à ce moment muté dans le service aéronautique. Après sa formation, Edmond Pillon, promu au grade de caporal, va rester pendant près de trois mois dans la Réserve général e d’Aviation avant d’être affecté l’escadrille VB 102 au mois de janvier 1916. C’est une unité de bombardement sur Voisin basée à Nancy-Malzéville et qui effectue des raids sur les usines ennemies de la vallée du Rhin. Néanmoins, dès le mois de février 1916, elle se reconvertit dans la chasse en étant rééquipée de Nieuport 11 et 16.

La transformation est effective au mois de juin 1916 quand la N 102 est engagée dans la bataille de Verdun. Promu au grade de sergent, Pillon suit son escadrille dans la Somme où il va remporter sa première victoire homologuée le 2 août 1916. Muté ensuite à l’escadrille N 82 à Belfort, il y remporte trois nouvelles victoires entre les mois de mars et mai 1917. Promu au grade d’adjudant, Pillon continue de combattre avec la N 82 qui migre dans le secteur du Chemin de Dames, où il revendique pas moins de quatre succès mais dont aucun ne lui sera homologué. Le 10 septembre 1917, en se portant à l’attaque de quatre biplaces ennemis, il est pris dans le feu croisé des mitrailleurs et touché d’une balle qui lui brise le bras. Il a la force de revenir se poser dans les lignes françaises où il est évacué.

Il ne retrouve le front qu’au mois d’avril 1918 en étant affecté à l’escadrille SPA 67, une composante du GC 12 des Cigognes, où il va remporter ses 5e et 6e victoires officielles en avril et mai 1918. Il n’y terminera pas la guerre, puisqu’il est muté le 13 juin 1918 au Centre d’Instruction de l’Aviation de Chasse et de Bombardement (CIACB) pour y servir d’instructeur.

Démobilisé en 1919 avec le grade de sous-lieutenant, il trouve un emploi de chef-pilote à la société Farman qui possède un terrain à Toussus-le-Noble. Pillon va y piloter tous les appareils de la firme et tout particulièrement le petit Farman « David », un avion de tourisme très léger fabriqué à une trentaine d’exemplaires. C’est à bord de l’un d’eux qu’il perd la vie dans un accident d’atterrissage le 8 juin 1921, revenant d’un vol avec un passager.


1

2 août 1916

N 102

Avion

Chauny

Citation à l’ordre de la 3e armée - ordre n° 1635 du 16 septembre 1916 : « Pilote d’une habilité et d’une audace remarquables. Devant Verdun a exécuté 122 heures de vol et livrés 16 combats aériens au cours desquels il a eu son appareil atteint de plusieurs balles. Le 2 août a poursuivi un avion ennemi et l’abattu. Détaché à la protection d’une escadrille d’avions de réglage, il est parti à deux reprises son appareil non armé et a obligé trois LVG à rebrousser chemin en les chargeant et en exécutant au-dessus d’eux une série impressionnante de loopings et de vrilles. »

Pillon (Edmond - Jacques- Marcelin), sergent pilote à l'escadrille N. 102 : pilote d'une habileté et d'une audace remarquables. Devant X… a exécuté cent vingt-deux heures de vol et livré seize combats aériens au cours desquels il a eu son appareil atteint de plusieurs balles. Le 2 août, a poursuivi un avion ennemi et l'a abattu. (Ordre du 15 septembre 1916. JORF 4 3 17.)

2

6 mars 1917

N 82

Avion

Altkirch-Feldbach

Pillon (Edmond-Jacques-Marcel), mle 3389, sergent (réserve) d'infanterie, pilote à l'escadrille N 82 : pilote habile et courageux, toujours volontaire pour accomplir les missions périlleuses. A déjà abattu trois avions allemands et engagé plus de cinquante combats pendant lesquels son avion fut souvent atteint. Le 21 avril 1917, a attaqué un drachen qu'il a forcé à descendre. Le 28 avril 1917, a obligé un avion ennemi à atterrir dans ses lignes.

3

23 avril 1917

N 82

LVG C.V (5155)

Lignes françaises

4

24 avril 1917

N 82

Albatros D

Dannemarie

Ordre n° 4661 du 16 mai 1917 : « Pilote habile et courageux, toujours volontaire pour accomplir les missions périlleuses. A déjà abattu trois avions allemands et engagé plus de cinquante combats pendant lesquels son avion fut souvent atteint. Le 21 avril 1917, a attaqué un Drachen qu’il a forcé à descendre. Le 28 avril 1917, a obligé un avion ennemi à atterrir dans ses lignes. Déjà cité à l’ordre. » La présente nomination comporte l’attribution de la Croix de Guerre avec palme.

Pillon (Edmond-Jacques-Marcel), sergent (infanterie) mle 3389, pilote à l'escadrille N 82 : a abattu le 24 avril 1917 un avion ennemi qui est tombé dans nos lignes, en dégageant un camarade qui était attaqué de très près par l'avion allemand.

Pillon (Edmond), adjudant d'infanterie, pilote à l'escadrille N. 82 : Ne cesse de faire preuve des plus belles qualités d'entrain et de bravoure. A exécuté en deux jours les 19 et 20 août, trois attaques de drachens dont deux au moins en moins d'une heure, obligeant chaque fois le ballon ennemi à descendre précipitamment jusqu'au sol. Le 31 août pendant une attaque d'infanterie, a mitraillé à très faible altitude les tranchées et abris allemands. Le 10 septembre 1917, a eu le bras brisé par une balle au cours d'un combat contre un biplace ennemi.

6

20 avril 1918

SPA 67

Avion 

Moreuil-Savillon

Pillon (Edmond-Jacques)., adjudant au 94e rég. d'infanterie, pilote à une escadrille : très brillant pilote de combat, blessé et revenu au front avant d'être complètement rétabli ; dès le lendemain de sa rentrée en escadrille a abattu un avion ennemi.

7

19 mai 1918

SPA 67

Avion

Montdidier

Pillon (Edmond-Jacques), mle 3389, adjudant au 241 rég. d'infanterie, pilote à l'escadrille ... : très vaillant pilote de chasse. Le ... a abattu son sixième avion ennemi.

 

Pillon Edmond Jacques Marcel, sous-lieutenant d'infanterie, entrepôt spécial d'aviation n°2 : très brillant pilote de chasse : au cours de trois ans de présence en escadrille, a donné constamment le plus bel exemple de bravoure, d'entrain et de mordant. Modèle d'audace et d'énergie. Une blessure. Sept citations.

 

  Pillon Edmond

 Pillon Edmond N 102, Pillon Edmond N 82, Pillon Edmond Spa 67


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