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Hallberger, Georges.

Né le : 5 mai 1893 à Montpellier (34).

Mort le : 6 octobre 1984 à Poissy (78).

Profession avant la mobilisation : comptable.

Passé à l'aviation le : 2 mars 1917.

Brevet militaire le : 13 mai 1917.

Parcours : 26e dragons, 8e d’artillerie de campagne.

Affectations : N 79, SPA 153.

5 victoires, 2 combats non homologués.

Quand le jeune Georges Charles Emmanuel Hallberger voit le jour le 5 mai 1893 à Montpellier, il part d'un mauvais pied dans la vie car déclaré de père inconnu et prend le nom de sa mère, notée sans profession sur l'acte d'état-civil. Celle-ci va se marier avec M. Geille et la famille recomposée va s'installer à Bellegarde dans l'Ain, puis à Lyon. Le jeune Georges va pouvoir recevoir une certaine éducation puisqu'il exerce la profession de comptable à l'âge de vingt ans.

C'est aussi l'année où il doit effectuer son service militaire. Il est alors incorporé le 1er octobre 1913 au 26e régiment de dragons stationnant à Dijon, en tant que simple cavalier de 2e classe. Il s'y trouve toujours quand éclate la 1ère guerre mondiale et est immédiatement engagé avec son unité sur le front, d'abord en Alsace, puis en Champagne au mois de septembre où l'unité participe à la bataille de la Marne, avant de participer à la course à la mer dans le Nord et la Somme.

Georges Hallberger, promu au grade de brigadier le 5 novembre 1914, se bat désormais en première ligne comme fantassin : le 26e régiment de dragons se transforme de fait en régiment d'infanterie, en laissant ses chevaux à l'arrière et combat en Champagne de janvier à avril 1915. Après ce mois Georges Hallberger est envoyé au dépôt de son régiment et y reste plus d’une année. Il retourne au front à Verdun en juillet 1916 en étant affecté au 8e régiment de campagne.

Se portant ensuite volontaire pour l’aviation, il entre en école de pilotage en mars 1917 pour en sortir breveté et être affecté le 12 août 1917 à l’escadrille N 79 stationnant dans l’Oise. Il est en fait rapidement muté à l’escadrille voisine, la N 153 qui partage le même terrain de Bonneuil. Promu au grade de maréchal des logis le 5 novembre 1917, il va percevoir un SPAD XIII au mois de décembre. Le 21 janvier 1918, la SPA 153 quitte le terrain de Bonneuil pour s'installer à Villeneuve-les-Vertus (Ouest de Châlons) dans le secteur de la IVe Armée, où elle va peu après former avec les escadrilles SPA 48, 94 et 155 le groupement de combat n°18, commandé par le capitaine Sabattier de Vignolle, groupement intégré à la 1ère division aérienne du général Duval.

Avec les offensives du printemps 1918 lancées par l'armée allemande, les occasions d'affronter l'ennemi ne vont pas manquer. Pour Hallberger, les missions d'interdiction aérienne puis d'escorte de Breguet 14 se multiplient, tandis que son escadrille change constamment de terrain. Intervenant dans la Somme suite à l'offensive allemande lancé fin mars 1918, c'est au mois de juin, durant la 3e offensive allemande sur l'Aisne et la 4e sur le secteur de Noyon-Montdidier que le jeune pilote va remporter en quelques jours toute une série de succès, revendiquant 5 victoires dont 3 lui seront homologuées. Nommé adjudant le 1er août 1918, il va voler en Champagne à compter de septembre pour l’offensive finale de l’armée française. C'est là qu'il obtient ses deux dernières victoires homologuées, un Drachen le 14 septembre puis un biplace le 6 octobre.

Mais sa chance va tourner quelques jours avant l'armistice, le 8 novembre 1918. Aux commandes de son SPAD XIII (n°5004), il réalise une attaque au sol contre un nid de mitrailleuses ennemies près de Mézières et reçoit une balle dans l'épaule droite qui lui touche l'humérus. Il parvient à effectuer un atterrissage d'urgence près de Mazerny (Sud de Charleville) où il est sauvé par un équipier, le S/Lt Bourgeois, qui atterrit à côté pour lui porter les premiers secours. Evacué à l'arrière, sa blessure est très sérieuse puisqu'il va suivre un traitement dans plusieurs hôpitaux jusqu'au 26 juin 1920, où il est renvoyé dans ses foyers en étant réformé définitif n°1 avec une pension d'invalidité de 60%. Son bras droit est en effet atrophié et paralysé.

De retour à la vie civile à Lyon, il va trouver un père le 2 décembre 1920, suite à l'arrêt de la cour d'appel de Lyon qui entérine son adoption officielle par son beau-père M. Geille. Son patronyme change désormais en Hallberger-Geille. En 1926, il se voit offrir un emploi administratif réservé aux mutilés de guerre dans l'administration des régions libérées. Mais celui-ci est supprimé en 1928 et il est placé en disponibilité, attendant de nombreuses années avant de trouver un reclassement, son cas étant même évoqué lors d'une question au gouvernement à l’Assemblée nationale. S’installant ensuite à Paris, il ne prendra aucune part à la seconde guerre mondiale en raison de son infirmité. Il s’éteint le 6 octobre 1984 à Poissy (Yvelines).


 

31/10/16. Depuis peu dans l'artillerie de tranchée a aussitôt égalé et dépassé les anciens en bravoure et en sang-froid. Le 2 septembre 1916 après une journée d’un tir particulièrement pénible, s'est présenté comme volontaire pour diriger la recherche d'un homme disparu dans une zone soumise à un violent bombardement. N'a retrouvé sa trace qu'au petit jour. Est allé à ce moment reprendre sa place à son poste de combat pour le tir de la journée.

1

2 juin 1918

SPA 153

SPAD XIII n°2260

Drachen

Est. Thory

Avec S/Lt André Barcat

Hallberger (Georges-Charles-Emmanuel), mle 1022, adjudant du 8e rég. d'artillerie, pilote aviateur, détaché à l'escadrille SPA 153 : pilote de tout premier ordre, toujours en avant dans le combat, montrant dans l'attaque la plus magnifique ardeur. Le 2 juin 1918, a abattu en flammes un drachen (1ère victoire). Deux citations.

2

10 juin 1918

SPA 153

SPAD XIII n°2260

Biplace

Ressons-sur-Matz

Avec MdL Lamasse Jasta 44, Ltn Walter Balzer

Très bon pilote a pris une large part à un combat au cours duquel un avion ennemi fut abattu en flammes.

3

14 juin 1918

SPA 153

SPAD XIII n°2260

Fokker D.VII

St-Pierre-Aigle

Avec Lt Emile Brantonne

4

14 septembre 1918

SPA 153

SPAD XIII n°6702

Drachen

Goin (S. Metz)

Avec MdL Emmanuel Aubailly

5

6 octobre 1918

SPA 153

SPAD XIII n°6702

LVG C

E. Cernon

Avec S/Lt Gaston Bourgeois

Très bon pilote sous-officier qui donne d'excellents résultats comme chef de patrouille. Le 6 octobre 1918 a participé à un combat au cours duquel un avion ennemi a été obligé d'atterrir dans ses lignes, le mitrailleur tué.

Médaille militaire. Excellent pilote qui entraine ses camarades par son exemple remarquable. Le 8 novembre 1918 attaquant à très faible altitude des mitrailleurs gênant notre progression a été gravement blessé, a réussi à ramener intact son appareil dans nos lignes.


Collection Michel Meyer

Alignement des SPAD de l’escadrille 79. Le numéro 1 est celui du chef d’escadrille Luc Pupat



Harcourt Jacques   Harcourt Jacques

Happe MauriceEscadrille 153