|
Arnoux, Maurice. Né le : 7 septembre 1895 à Montrouge (92). Mort le : 6 juin 1940 à Angivillers (60) au combat. Profession avant la mobilisation : étudiant. Passé à l'aviation le : 20 décembre 1914, conducteur. Brevet militaire le : 23 mai 1916. Affectations : MF 99S (Orient), conducteur, MF 55 et N 49, pilote. 5 victoires, 1 combat non homologué. Maurice Arnoux naît le 7 septembre 1895 à Montrouge. Son père est juriste employé au Conseil d’Etat. Plus passionné par l’aviation que par le droit, le jeune homme entame des études dans une école d’électricité et de mécanique pour devenir ingénieur.
Il est mobilisé en décembre 1914 au 2e groupe d’aviation de Lyon-Bron, affecté alors comme conducteur automobile à l’escadrille MS 99 S en Serbie. Il évacue le pays avec son unité dans des conditions difficiles en octobre 1915, à travers des montagnes enneigées, lors de l’invasion allemande. De retour en France à Noël 1915, il intègre une école de pilotage dont il sort breveté et caporal en août 1916. Affecté à l’escadrille MF 55, il y effectue des missions d’observation dans la région de Verdun, étant promu sergent en octobre. En mars 1917 il est muté en Alsace dans une escadrille de chasse, la N 49 et ce jusqu’à la fin de la guerre. D’abord descendu deux fois sans dommage il remporte sa première victoire en collaboration avec deux autres pilotes le 26 juin 1917 contre un avion abattu vers Hirsingen. Promu adjudant, il s’attaque aux Drachen allemands, en incendie deux en juin 1918, puis abat en collaboration un Rumpler C le 7 octobre 1918 à Burnhaupt et un autre biplace le 21 octobre sur Mulhouse. Démobilisé en 1919, Il monte alors à Montrouge une affaire de fabrication de lames de scies et machines à scier, et vole régulièrement lors de ses périodes de réserve. Dans les années 30, il se lance dans l’aviation sportive et participe à plusieurs compétitions dont la coupe Suzanne Deutsch de la Meurthe qu’il remporte à bord de son Caudron Rafale, bat des records de vitesse et gagne plusieurs compétitions telles que les 12 heures d’Angers, le Deauville-Cannes-Deauville, la coupe Zénith et la coupe Michelin. En 1939, il est élu maire de Chamarande, dans l’Essonne, devenant également conseiller général. Il est de nouveau mobilisé avec le grade de commandant. Classé pilote catégorie A, il peut prétendre servir dans un groupe de chasse. Il commande donc le GC III/7, un groupe de réservistes sur Morane 406, avion dépassé face aux Messerschmitt ennemis. Le 10 mai 1940, au premier jour de l’attaque allemande, il est descendu par le tir défensif de plusieurs Heinkel 111 venus bombarder son terrain mais parvient à se poser dans la nature. Il effectue de nombreuses autres missions jusqu’au 6 juin 1940, date de sa mort où il est descendu par une patrouille de Me 109 près d’Angivillers dans l’Oise.
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||