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Auger, Albert. Né le : 26 janvier 1889 à Constantine (Algérie). Mort le : 28 juillet 1917 à Dunkerque, au combat. Profession avant la mobilisation : militaire. Passé à l'aviation le : 25 janvier 1915. Brevet militaire le : 1er mai 1915. Parcours : 31e infanterie. Affectations : C 11, N 31, N 3. 7 victoires, 9 combats non homologués. Albert, Victor, Robert Auger voit le jour à Constantine, en Algérie, le 26 janvier 1889, dans un milieu militaire : son père est capitaine au 3e régiment de zouaves et atteindra le grade de général de brigade en 1910. Le jeune garçon grandit avec ses 3 frères et sœurs dans diverses villes de garnison, et dès l’âge de 8 ans quitte le foyer familial pour étudier au lycée Buffon à Paris en tant qu’externe, où son père lui a obtenu une bourse d’études. On sait de ses jeunes années qu’il se passionne pour le sport et se montre doué pour le dessin et l’aquarelle. Il s’engage dans l’armée à 18 ans le 24 octobre 1907 où il signe un contrat de 3 ans et choisit d’être incorporé au 11e régiment d’infanterie.
Muté en octobre 1909 au 8e bataillon de chasseurs à pied à Amiens, il s’y rengage au terme de son contrat et y réussit le concours de l’école militaire d’infanterie qu’il rejoint en novembre 1911. Il en sort un an plus tard avec des galons de sous-lieutenant et se retrouve affecté au 31e régiment d’infanterie de Paris, où il sert toujours quand éclate la guerre. Le 31e RI, faisant partie de la 10e division d’infanterie que commande son père, est envoyé sur le front de la IIIe armée française dans les Ardennes. C’est lors d’une charge que le sous-lieutenant Auger va tomber grièvement blessé de trois balles aux jambes le 31 août 1914, au sud de Vaux-en-Dieulet. Il est promu au grade de lieutenant le 1er octobre 1914 et est décoré de la croix de chevalier de la Légion d’honneur le 8 novembre suivant. Mais il se révèle inapte à reprendre le combat dans l’infanterie. Il se porte alors volontaire pour l’aviation. Il suit les cours de l’école de Pau et rejoint le 14 mai 1915 l’escadrille C 11 dirigée par le capitaine Vuillemin. Il y reste pour une durée de dix semaines, réalisant sur Caudron G.3 plusieurs missions de reconnaissance et de réglage d’artillerie sur les lignes allemandes. Il la quitte à la fin du mois de juillet 1915 pour la N 31 de Toul dont il prendra le commandement le 22 septembre 1915 après la mort en combat aérien du capitaine Louis Mathieu. Promu capitaine à la fin de l’année 1915, il passe sur chasseur Nieuport. Lors de la bataille de Verdun, la N 31 reste officiellement basée à Toul mais envoie un détachement à Ancemont où va combattre Auger. Le 13 mars 1916, il remporte sa première victoire contre un LVG C, suivie d’une autre le 2 avril 1916 en escortant son ancien chef d’escadrille le capitaine Vuillemin qui pilote un Caudron G 4. Dès le lendemain, lors d’une nouvelle escorte, il descend le Fokker Eindecker de l’as allemand Bruno Loerzer qui se pose blessé dans les lignes allemandes mais la victoire ne lui est pas homologuée. Sa chance l'abandonne le 16 avril 1916 quand son Nieuport s'écrase dans des circonstances inconnues. Alfred Auger survit au crash avec une fracture à la mâchoire et une forte commotion cérébrale. Evacué vers l'arrière, il est rayé des contrôles de son escadrille le 28 avril et entame une nouvelle longue convalescence. De retour au front, Brocard l’intègre dans l’escadrille N 3, en lui confiant un des rares SPAD VII 150 HP de l'escadrille (n°158) sur lequel il peint une cigogne personnalisée qui tient un soldat allemand miniature dans son bec. Alors que la N 3 stationne dans la Somme, il obtient sa 3e victoire sur un vieux Nieuport emprunté le 9 février 1917. Son habitude d'attaquer seul manque de lui coûter la vie le 16 février suivant quand il s'en prend à 4 monoplaces sur Lunéville, qui lui infligent une sévère correction et le forcent à se poser dans la nature avec « des balles un peu partout – légères égratignures ». Ce qu'il n'indique pas dans le compte-rendu de vol, c'est qu'une balle a traversé son portefeuille et n'a été arrêtée que par la liasse de billets qui s'y trouvait... Retrouvant les commandes du SPAD VII, il remporte la plupart de ses nouvelles victoires lors de l’offensive du Chemin des Dames, où il obtient sa 4e victoire officielle le 22 avril Le 5 mai 1917, Albert Auger prend le commandement de l’escadrille N 3 en remplacement du capitaine Heurtaux blessé au combat. Il est l’égal des prestigieux pilotes qu’il a désormais sous ses ordres en devenant comme eux un as en remportant sa 5e victoire homologuée le 11 mai 1917, qui lui permet d’être cité dans le communiqué aux armées et de voir son nom dans les journaux. Après deux autres victoires acquises sur le secteur du Chemin des Dames au mois de juin 1917, Auger s’envole avec son escadrille pour le front des Flandres Alors que la chasse française s’organise en patrouilles, Auger, as et chef d'escadrille, ne renonce pas aux patrouilles en solitaire, ce qui lui est fatal le 28 juillet 1917. Attaquant seul un groupe de cinq chasseurs ennemis, il est atteint dans le combat aérien par une balle qui le touche à l'oreille et lui ressort par le nez. Perdant son sang en abondance, il parvient à s'extirper du combat et à revenir se poser dans les lignes alliées entre Woesten et Zuydchotte où il meurt peu de temps après.
Photo du Spad VII n°7 des Cigognes, probablement du capitaine Auger à Villeneuve-les-vertus en 1917. . |
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