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Bizot, Maurice. Né le : 5 novembre 1896 à Puéchabon (34). Mort le : 27 novembre 1925 à Buc (78), accident aérien. Profession avant la mobilisation : étudiant. Passé à l'aviation le : 18 mai 1917. Brevet militaire le : 9 juillet 1917. Parcours : 11e puis 3e artillerie à pied, 82e artillerie lourde. Affectations : N 90. 10 victoires, 1 combat non homologué. Maurice Félix Léon Bizot naît le 5 novembre 1896 à Puéchabon (Hérault) où son père exerce la profession de mécanicien. La famille s’installe ensuite sur la commune de Villard-Bonnot dans l’Isère, près de Grenoble, où le jeune homme suit la voie de son père et devient apprenti-électricien.
Quand éclate la première guerre mondiale, il n’a pas encore fêté son 18e anniversaire et par conséquent n’a pas effectué son service militaire. Néanmoins par patriotisme, il décide de s’engager volontairement avec l’autorisation de son père le 8 janvier. Après avoir effectué ses classes, il est envoyé au front où il est vite promu au grade de brigadier le 6 avril 1915. Il y passe près de 29 mois à servir dans l’artillerie lourde, sans éclat particulier, mais aussi sans recevoir la moindre blessure. Probablement rebuté par un service à l’arrière du front, le brigadier Maurice Bizot se porte volontaire pour servir dans l’aviation. Sa requête est officiellement acceptée le 18 mai 1917. Breveté il est affecté à l’escadrille N 90 de Toul qu’il rejoint le 13 octobre 1917. L’unité est sur un secteur très calme et est encore équipée de Nieuport 24 et 27, dépassés face aux appareils allemands et en particulier face aux biplaces. Maurice Bizot, promu au grade de maréchal des logis le 25 janvier 1918, ne va pas tarder à ouvrir son score officiel avec deux victoires homologuées obtenues
Restant dans son escadrille après la fin des combats, il participe à l’occupation de la Rhénanie jusqu’au 22 septembre 1919, date de sa démobilisation peu après avoir été promu au grande d’adjudant-chef. Il s’installe à Versailles quelques mois plus tard puisqu’il trouve un emploi de pilote instructeur aux établissements Blériot de Buc. Il contribue ainsi à former plusieurs centaines de pilotes jusqu’en 1923 où il devient le chef-pilote de la firme. Le 27 novembre 1925 Maurice Bizot évolue au-dessus de l’aérodrome de Buc sur un SPAD de compétition. Lors d’un passage en rase-mottes, son hélice heurte un monticule et l’avion capote à plus de 200 km/h. Ejecté de l’appareil, Bizot voit sa chute amortie par son parachute s’ouvrant à quelques mètres du sol. Mais ce n’est pas suffisant : fortement commotionné, il est évacué d’urgence dans un hôpital de Versailles, où il expire quelques heures plus tard.
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EscadrilleSpa 90